Connect with us

À la Une

RDC: 610.000 USD récoltés par l’ONG  » Initiative Plus » en faveur des victimes des incendies de Bukavu

Published

on

RDC: 610.000 USD récoltés par l’ONG  » Initiative Plus » en faveur des victimes des incendies de Bukavu

L’ex-première dame, Olive Lembe Kabila est arrivée hier dimanche 14 octobre dans la ville de Bukavu en provenance de Goma. L’épouse de Joseph Kabila a été accueillie au port de Bukavu par plusieurs militants et cadres des partis du Front Commun pour le Congo (FCC), mobilisées pour la circonstance.

Sous une pluie fine qui arrosait la capitale provinciale du Sud-kivu, Olive Lembe a communié avec la population en faisant une longue distance à pieds sous d’interminables ovations et chansons à son honneur. Avant de rejoindre son hôtel, l’ancienne first lady a fait une escale au stade de la concorde de Kadutu pour saluer les équipes locales qui s’y affrontaient devant plusieurs spectateurs. Elle a également rendu visite aux fidèles de la paroisse Saint François – Xavier de Kadutu sous bonne escorte des militants et cadres du FCC.

*A la rescousse des sinistrés*

A Bukavu, tout comme dans d’autres régions de l’Est du pays, Olive Lembe y est toujours adulée, malgré le départ de son mari du palais présidentiel. L’épouse de Joseph Kabila a réussi à marquer les esprits de la population grâce à ses interventions humanitaires.

« Je suis de l’opposition mais cette femme m’a toujours séduit par son humilité et sa générosité », nous confiait hier dimanche, un habitant qui chantait à l’honneur de l’ex-first lady.

Présidente de l’ONG « Initiatives Plus », Madame Kabila est en mission caritative. Grâce à un appel de fonds lancé au mois d’aout, « Initiatives Plus » a réussi à mobiliser une bagatelle somme de 610.000 dollars américains en faveur des victimes des derniers incendies qui ont ravagé Bukavu.

« Je n’ai pas voulu beaucoup attendre, nous avions ce programme depuis le premier incendie survenu en juillet », explique celle qui ne veut pas être appelée première dame honoraire, «être première dame n’était pas une fonction », martelait-elle jeudi lors d’un briefing avec la presse.

*Plus de 1.000 ménages touchés par les catastrophes*

Après le dernier incendie survenu en septembre dernier, Olive Lembe avait dépeché sur place, une mission d’inspection. Le rapport de son équipe technique fait froid dans le dos. Les incendies de Kadutu et Nyamugo n’ont pas été sans conséquences humanitaires. Près de 1.000 ménages passent nuit à la belle étoile et manquent cruellement d’aide.

Olive Lembe qui ne veut pas se substituer à l’État souhaite sauver ce qui peut l’être. Avec les 610.000 dollars récoltés par son ONG, ses équipes ont identifié les besoins des sinistrés et ce lundi, ils pourront recevoir quelques présents des mains de Maman Olive dont les couvertures, des tôles, des vivres et probablement une enveloppe pour couvrir certaines dépenses.

Plusieurs semaines après, il est toujours impossible de visiter la capitale provinciale du Sud-Kivu, sans se rappeler ce feu gigantesque qui a laissé notamment des stigmates géants au cœur du quartier défavorisé de Nyamugo, dans la banlieue de Bukavu. Ce bidonville d’habitations en planches collées les unes aux autres a été calciné début septembre par un feu violent qui a détruit plus de 500 maisons.

Entre colère et angoisse, cette ville bordant le lac Kivu à l’aménagement du territoire anarchique a été depuis le début de l’année, la cible de 4 graves incendies qui ont jeté plus de 1.000 ménages dans la rue et le désespoir. Certains pourront retrouver un petit sourire ce lundi, grâce à la générosité de Madame Kabila.

Jean-Pierre Kayembe/cas-info.ca

À la Une

« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

Published

on

Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Continue Reading