Connect with us

À la Une

Léopards CHAN : victoire épique de la RDC à Bangui !

Published

on

Les Léopards de la RDC sont allés s’imposer à Bangui (2 – 0) face à l’équipe nationale de la République Centrafricaine ce dimanche 22 septembre 2019 en match comptant pour la manche aller des éliminatoires du CHAN Cameroun 2020.

Malgré leur défaite lors d’un match amical à Kinshasa le 18 septembre dernier face aux Amavubis du Rwanda (2 – 3), les Léopards, contre toute attente, sont allé prendre leur avantage à l’extérieur dans cette rencontre des éliminatoires.

Joël Beya, l’ailier de Don Bosco, était le premier buteur de ce match après une passe décisive délivrée par l’actuel meilleur joueur congolais, Jackson Muleka, à la 25e minute de la première période. C’est le même Muleka qui est venu corser l’addition aux temps additionnels de la deuxième période.

Les hommes de Christian N’Sengi Biembe ont pris un avantage considérable sur leurs adversaires avant leur match retour à Kinshasa au mois d’octobre prochain.

Notons que les Centrafricaines ont terminé le match avec un joueur de champ sur la cage. Leur gardien a écopé d’un carton rouge. Puisque l’entraîneur avait épuisé ses joueurs, ils étaient obligés de donner la cage à un joueur de champ.

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading