À la Une
RDC-Effondrement du pont Bundwe: Willy Ngoopos annonce la mise en place des bacs
L’effondrement du pont Bundwe n’a pas laissé indifférent les autorités de la République démocratique du Congo. C’est dans cette optique qu’une délégation de parlementaires issus de la province du Haut-Lomami conduite par Célestin Mbuyu a été reçue, samedi 21 septembre 2019 par Willy Ngoopos Sunzhel, vice-premier ministre et ministre en charge des Infrastructures et travaux publics.
À cette occasion, les parlementaires ont informé le ministre des conséquences économiques et sociales de l’effondrement de ce pont.
À en croire Célestin Mbuyu qui a parlé au nom de ses collègues, 5 à 6 provinces sont concernées par l’effondrement du Pont Bundwe. « Si la situation persiste un ou deux mois, la population sera en difficulté. Sur terrain, les prix des biens de première nécessité prennent déjà de l’ascenseur », a-t-il expliqué.

Ces parlementaires ayant un mandat national ont aussi saisi l’occasion pour informer le patron des ITPR de la situation des autres ponts du pays qui nécessitent l’intervention des autorités avant de subir le même sort que celui de Bundwe.
De son côté, très réceptif aux doléances de ces élus, le patron national des Infrastructures et Travaux publics a fait savoir à ses hôtes, vu l’urgence et, en attendant la reconstruction du pont, des bacs vont être déployés. D’après Willy Ngoopos, c’est dans le souci de faciliter la traversée et les échanges commerciaux.
À son tour, il a aussi demandé aux parlementaires de sensibiliser leurs électeurs quant au respect de tonnage des marchandises lors de déplacement sur les différents ponts du pays.
À l’heure actuelle, a-t-on appris, l’effondrement de ce pont a perturbé les échanges commerciaux entre le Haut-Lomami et les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga par voie routière.
*MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET*
À la Une
Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
