Actualité
RDC/Sud-Kivu: des Chinois accusés d’exploitation abusive des ressources à Mwenga
Les habitants de Kitutu-Kitumba dans le territoire de Mwenga au Sud-Kivu accusent les Chinois qui exploitent les carrières d’or de travailler sans respect pour l’environnement et l’ecologie fragile de cette zone.
« Ils travaillent sans aucun contrat ni cahier de charge avec la population locale. Ils n’ont construit ni école ni hôpital.
Sans respect de l’environnement, ils abattent des palmiers à huile tout comme les arbres à fruit sauvage (Bizaza). Ils ne respectent pas du tout l’ecologie pourtant fragile de cette zone », déclare Hansen Kaseke, un membre de la société civile locale.

Et d’ajouter:
« Cela se fait sous la bénédiction de toutes les autorités et à tous les niveaux.
Les routes se trouvant le long de la rivière Elila à Kitumba et aussi Kiziba vers Katuzo, sont très belles que la route nationale. Alors qu’ils nous avaient trompés en nous promettant d’amenager la route Kitutu-Kitindi.
Jusqu’a ce jour, rien a été fait. Aucune école n’a été construite, sauf la distribution des pots de vin aux autorités locales pour permettre aux chinois de travailler en toute quiétude ».
Face à cette situation déplorable, il appelle les autorités à réagir au plus vite pour que la population de Mwenga puisse aussi bénéficier de son sol et sous sol.
Notons que Mwenga est un territoire du Sud-Kivu en République démocratique du Congo.
Il est subdivisé en six collectivités, à savoir Itombwe, Wamuzimu, Basile, Lwindi, Luhwinja et Burhinyi.
Au point de vue géographique, ce territoire se situe au nord-ouest de la ville de Baraka .
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain
S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.
1. Satisfaction de la C64
Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».
2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »
Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »
3. Prochaine étape : jeudi 4 juin
La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.
Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.
Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?
Blaise ABITA
