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RDC : des avancées dans la prise en charge de l’endometriose, le tyran silencieux des femmes
La fondation « DAEMMI Berlinde » procédera, du mardi 15 août au samedi 30 septembre prochain, à l’enregistrement des femmes souffrant de l’endometriose en vue d’une prise en charge à faible coût.
300 femmes vivant avec douleurs seront examinées et 150 pourront bénéficier de la laparoscopie à l’issue de cette campagne. L’objectif étant d’améliorer la qualité de vie des malades et surtout, un dépistage précoce de cette anomalie.
Annonce faite par le professeur et gynecologue Emmanuel Nzau, promoteur de cet établissement d’utilité publique du domaine médical lors de la présentation de son concept : » Endocompassion ».
C’était au cours d’une journée d’informations et d’échanges à l’attention des médecins et du public le samedi 03 août dernier en la salle de l’ INPESS dans la commune de Kasa-Vubu.
Ainsi, le Concept « Endocompassion », qui consiste à apporter des idées pour aider, comprend : des » soirées endoscopiques » pendant lesquelles des fonds sont récoltés pour aider les nécessiteux, victimes d’endometriose, mais également des campagnes gratuites d’hysteroscopie, a précisé le Dr Emmanuel Nzau.

L’ENDOMETRIOSE, UN TYRAN SILENCIEUX À TENTACULES
Souvent détecté en retard et principalement lors des bilans d’infertilité, l’endometriose est une maladie chronique invalidante qui touche 1 femme sur 10.
Défini comme un developpement en externe des tissus qui tapissent normalement l’interieur de l’utérus, les symptômes de ce mal peuvent être multiples et liés à la localisation de la maladie. On peut le retrouver ainsi sur les intestins, le diaphragme, le col utérin etc.
Tyran silencieux et méconnu, elle se caractérise par des douleurs atroces au bas ventre, au dos, pendant l’acte sexuel, des dysménorrhées, etc.
Ainsi, tel un monstre à tentacules, l’endrometriose est complexe et, non seulement se répercute sur d’autres organes du corps, mais affecte aussi négativement la qualité de vie sociale, professionnelle et économique des malades, comme l’ont témoigné, au cours de cet échange, quelques femmes victimes de cette maladie.
À noter que ce projet qui vise à améliorer la qualité de vie des femmes affectées fait intervenir plusieurs disciplines dont la gynécologie et la neuropsychiatrie.
NICOLE FATUMA/CONGOPROFOND.NET