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RDC/Kasumbalesa: le deputé Anaclet Kabeya condamne la recrudescence de l’insécurité
La recrudescence de l’insécurité préoccupe au plus haut point la population de la ville de Kasumbalesa. Chaque nuit qui passe les bandits armés opèrent en toute quiétude et emporte des colossales sommes d’argents et d’autres biens de valeurs.
Cette situation persiste au moment où la police nationale congolaise a été dotée des djeeps pour sa mobilité sur terrain afin de regagner la confiance de la population fatiguée de ses interventions toujours tardives.
Dans un entretien téléphonique avec la presse de Kasumbalesa, le député national élu de la circonscription de Sakania, Anaclet Kabeya Kalenga, s’est dit consterné par cette situation. » Je suis affecté par cette situation d’insécurité qui loge domicile en ville de Kasumbalesa, aujourd’hui transformée en Beni. Pourquoi ça persiste ? Que fait la police? Trop, c’est trop ! la population a droit à une meilleure protection et sécurité. Je fait de cette affaire mon cheval de bataille. Une fois le gouvernement Ilunga Ilunkamba formé la question sera sur la table du ministre de l’Intérieur », prévient le député Anaclet Kabeya.
Toutefois, il a dit toute sa compassion à l’endroit des familles des personnes tuées dernièrement par ces malfaiteurs de grand chemin.
Joseph Malaba Kasonga/CONGOPROFOND.NET (Kasumbalesa)
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
