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RDC: « L’absence d’un gouvernement est préjudiciable à la mise en place de relations solides » (Leila Zerrougui)

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Plus de six mois après la tenue des élections de décembre 2018, la situation en République démocratique du Congo (RDC) est à la fois satisfaisante et préoccupante, a indiqué, mercredi 24 juillet 2019, la Représentante spéciale du secrétaire général de l’ONU dans le pays.

« Le président Tshisekedi a clairement exprimé son intention d’initier des réformes audacieuses, lesquelles, si elles sont totalement mises en œuvre, devraient conduire au renforcement des institutions congolaises et à l’amélioration des conditions de vie des Congolaises et des Congolais », s’est félicitée Leila Zerrougui, citée dans une dépêche de l’ONU info, lors de son exposé devant le Conseil de sécurité.

La Représentante spéciale de l’ONU en RDC qui intervenait par vidéoconférence a également noté une amélioration progressive des relations entre la République démocratique du Congo et ses voisins depuis la prise de fonction de Félix Tshisekedi, soulignant que le Chef de l’État est activement engagé dans des initiatives diplomatiques afin de faire de la région des Grands Lacs « un havre de paix et de développement grâce à la promotion de bonnes relations de voisinage et d’une intégration économique régionale ».

Mme Zerrougui a toutefois regretté que le nouveau gouvernement ne soit toujours pas formé, malgré la nomination du Premier ministre, le 20 mai dernier.

« L’absence d’un gouvernement opérationnel est préjudiciable à la mise en place de relations solides avec les partenaires et à la mise en œuvre d’importantes réformes de la gouvernance et des institutions, qui pourraient contribuer à la consolidation d’un processus de transition encore fragile », a averti la cheffe de la Mission de l’ONU en RDC.

La Représentante spéciale a dit avoir rencontré les principales parties prenantes à ce processus, les encourageant à préserver les acquis engrangés lors des élections et de la passation pacifique du pouvoir et à faire les concessions nécessaires pour finaliser la composition du gouvernement. Elle estime avoir observé des démarches constructives quant à ce.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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