Connect with us

À la Une

Nord-Kivu/Goma : la recette ACRUR pour rendre la circulation plus fluide sur certains axes routiers

Published

on

 

La ville de Goma comme les autres villes du monde et de la RDC est confrontée aux embouteillages qui ne permettent pas une circulation aisée des personnes et des biens. Cette situation provoque parfois des accidents routiers avec tous ses corollaires. C’est ainsi que l’Action Congolaise pour la Réhabilitation Urbaine et Rurale (ACRUR ASBL), en collaboration avec le monde, ont institué il y a peu un sens unique sur plusieurs artères de la ville touristique.

Pour le président du Conseil d’Administration de cette ASBL, l’objectif est de montrer aux utilisateurs des routes à bien maitriser les codes routiers pour éviter la congestion, voire les accidents.

« Nous sommes venus pour demander à beaucoup de gens utilisant la route sans connaître ses exigences surtout avec l’encombrement dans presque toute la ville: Vous savez, il y a plusieurs personnes qui roulent en voiture depuis longtemps sur la chaussée alors qu’ils n’ont pas des notions sur le code de la route. Voilà pour apporter une solution à toutes ces confusions, tous ces désordres, avec l’autorité urbaine et la CNPR, nous avons créé le sens unique sur plus plusieurs tronçons routiers », a expliqué à la presse de Goma ce jeudi 25 juillet, Ally Malenga.

Les axes de la ville volcanique concernés par le sens unique sont notamment Instigo-Signers, Signers-Bdgel, Bdgel-Birere, Rond-Point Rutshuru-Signers.

Tout en reconnaissant que la plupart des conducteurs des engins roulant ne sont pas encore informés de cette mesure de sécurité routière, l’association compte la vulgariser, ainsi que tout le langage routier.

Précisons que l’ACRUR ASBL fait aussi le marquage sur les routes asphaltées de Goma sur fonds propres et y implante des panneaux de signalisation sans contrepartie. Elle a des experts en la matière. Toutefois, elle ne vient pas remplacer la Commission Nationale de Prévention routière(CNPR). L’ACRUR apporte tout simplement un coup de pouce à ce service étatique.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading