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RDC: Bataille à deux au perchoir du Sénat pour succéder à Léon Kengo

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La campagne pour l’élection des membres du bureau définitif du Sénat a été lancée le mercredi 24 juillet 2019 au Palais du peuple, où les différents candidats aux postes de président ont présenté leurs programmes d’actions, dans des discours devant les sénateurs réunis en séance plénière, sous la direction de Léon Mamboleo Mohguba Itundamilamba, président du bureau provisoire du Sénat.

À cette occasion, Alexis Thambwe Mwamba, candidat indépendant porté par le Front Commun pour le Congo ( FCC), a d’entrée de jeu, demandé aux sénateurs leurs voix, pour l’élection du bureau definitif qui se tiendra le samedi 27 juillet 2019. Il a rappelé à l’auguste assemblée la mission du Senat, qui est de légiférer les lois et contrôler le gouvernement, avec l’Assemblée nationale.

Aussi, a-t-il souligné que le sénat est la « chambre de la sagesse et de la mesure ».

« Les Sénateurs que nous sommes, avions des nombreux défis à relever. Nous allons apporter une valeur ajoutée au travail que fait l’Assemblee Nationale », a-t-il laissé entendre.

L’élu des élus du Maniema promet, une fois élu, la proposition des lois tenant compte des réalités congolaises sur les questions liées à la santé, à l’économie, au genre, au social, aux questions liées à l’environnement et climat, ainsi qu’aux autres problèmes qui touchent la population congolaise.

Le candidat président du Sénat porté par le FCC a également promis à ses collègues sénateurs de moderniser le Sénat, en qualité des représentants des provinces en vue de leur développement harmonieux.

« Nous allons ensemble mutualiser nos efforts pour la mise en oeuvre de la caisse de péréquation au niveau du gouvernement central. Notre pays ne peut pas se développer si nos provinces continuent à patauger dans la léthargie », a-t-il soutenu.

Thambwe Mwamba rassure qu’ il vise investir dans le personnel humain.

« Je suis conscient des problèmes sociaux que peuvent connaître les sénateurs et leurs familles. Je promets de mettre une caisse à leur disposition pour les soins de qualité », a-t-il déclaré.

À celui qu’il considère comme frère et collègue, le sénateur Bahati Lukwebo, Thambwe Mwamba indique que sa démarche relève de l’exercice démocratique. Quels que soient les résultats de samedi prochain, nous resterons sénateurs et travaillerons pour l’intérêt de tous les Congolais.

Pour conclure, le sénateur Alexis Thambwe Mwamba, le candidat président du Sénat pour le compte du FCC, a demandé pardon au peuple congolais pour tout mal qu’il aurait commis dans le passé.

Bahati Lukwebo promet un contrôle efficient de l’exécutif

Une fois au perchoir de la chambre haute du Parlement, l’autorité morale de l’AFDC-A vise à consolider l’État de droit en RDC, en faisant du Sénat une institution de production quantitative et qualitative des lois.

Outre cela, Il se base également sur les axes suivants : la prise en charge réelle des sénateurs et leurs familles, notamment par le payement régulier des émoluments et la mutualisation de l’assurance maladie; l’amélioration de la qualité de vie du personnel administratif ; le contrôle efficient de l’exécutif ainsi que la diplomatie parlementaire.

« Le Sénat RD Congolais va jouer un rôle important dans la sous-région, le continent et le monde », a-t-il promis une fois élu.

Il sied de signaler que Georges Éric Makangu, candidat indépendant à la présidence avait désisté au profit de Thambwe Mwamba, candidat soutenu par le front commun pour le Congo.

C’est ce jeudi 25 juillet que se clôture la campagne électorale avec la présentation des programmes des candidats questeurs, rapporteurs.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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