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Néhémie Mwilanya : « Nous avons suffisamment aplani les divergences pour aller vers la victoire »
Conduit par le professeur Néhémie Mwilanya Wilondja, ce lundi 22 juillet 2019, le Front commun pour le Congo ( FCC) a déposé les candidatures de son ticket aux différents postes à l’élection du bureau définitif de la chambre haute du parlement.
À l’issue du dépôt des candidatures, l’élu de FIZI a rappelé qu' »aujourd’hui nous sommes à la procédure des dépôts des candidatures qui est déclenchée ». L’étape suivante est celle de la campagne électorale qui va commencer, a-t-il indiqué.
Puis d’ajouter: « Nous sommes heureux d’avoir accompagné nos candidats. Nous l’avons déjà dit, le FCC travaille pour le pays et sa priorité c’est d’abord le Congo ».
Tout en soutenant que sa formation politique croit avoir aligné des candidats qui vont être au service de ce pays, après avoir rendu de loyaux services à d’autres niveaux des responsabilités, il a fait savoir qu’après le dépôt des candidatures du FCC, le dialogue va commencer avec chacun des sénateurs et va se poursuivre au sein de cette plateforme. Ce, de manière à harmoniser effectivement, les vues sur ce qu’ils veulent de ce sénat au regard des enjeux du pays, mais également au regard des priorités nationales.
Le coordonnateur du FCC s’est montré optimiste quant à la victoire de sa formation politique à l’élection du bureau définitif de la chambre haute du parlement.
« Rassurez-vous que nous sommes en train de convaincre les Sénateurs et nous n’avons pas des doutes que les profils de nos candidats et la détermination à servir le Sénat, mais également le pays vont l’emporter sur toutes autres considérations », a déclaré l’ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila Kabange.
Nous travaillons sur la cohésion de notre équipe. Notre base électorale, ce sont les Sénateurs FCC, a-t-il rappelé. » Nous sommes en dialogue permanent avec eux », rassure-t-il, avant d’avouer avoir aplani suffisamment les divergences pour aller vers la victoire.
Il sied de rappeler que d’après le calendrier électoral du bureau définitif, la campagne électorale va débuter du 24 au 25juillet en vue de l’élection et l’installation du bureau définitif de cet organe délibérant le samedi 27 juillet prochain.
Muamba Mulembue Clément/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
