À la Une
HEConnect réalise la 1ère soutenance publique de doctorat en visioconférence en RDC
Une première dans l’univers des Nouvelles technologies de l’information et de la communication ( NTIC) en République démocratique du Congo ( RDC). Une soutenance publique de deux thèses de doctorat et d’agrégation a eu lieu par visioconférence à l’Université de Kinshasa ( Kinshasa). Au cœur de ce succès technologique : HEConnect.
En effet, c’est grâce à cette structure que les communautés de l’Unikin et de l’Université Libre de Bruxelles ont assisté, dans des conditions dignes, à cette soutenance publique par visioconférence, le jeudi 27 juin 2019, dans la Bibliothèque numérique de la Faculté de Médecine de l’Unikin.

Les candidats, notamment, Banzulu Bomba, Chef de Travaux du Département de Neurologie de la Faculté de Médecine de l’Unikin et Duagani Masika, Chef de Travaux du Département de Psychologie de la Faculté de Psychologie et des sciences de l’Education de l’Université de Kinshasa, ont défendu leurs thèses face aux jurys dont certains membres des compositions sont hors du pays.
Il convient de noter que cette fondation HEConnect a été créée dans le but d’investir dans les générations futures tout en développant et en élevant les jeunes des communautés défavorisées, en particulier des zones touchées par la guerre, la violence et la pauvreté.

» Nous croyons que chaque jeune mérite de pouvoir être le meilleur
possible. Nous sommes passionnés par le développement de jeunes avec des partenaires partageant les mêmes idées, par des moyens innovants et entreprenants, d’avoir un impact sur l’économie africaine.
Ensemble, nous voulons mettre fin à la pauvreté infantile et au chômage des jeunes, par une approche globale qui commence dès l’enfance et se termine avec l’accès des adultes productifs à l’économie », a indiqué un animateur d’HEConnect.
Puis d’ajouter : » Nous le faisons par le biais de programmes d’éducation du caractère, de leadership et d’entrepreneuriat ».
En conclusion, il explique que la vision de HEConnect est de minimiser la pauvreté en promouvant les possibilités d’autonomisation des personnes marginalisées par le biais de programmes d’éducation, de santé et de services sociaux.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Une vision portée par l’ASMECO
À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.
Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
