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Gouvernement : le FCC clôture ce lundi 22 juillet ses critères de désignation des ministres

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Il s’est tenu ce vendredi 19 juillet 2019 à l’hôtel ROTANA une réunion importante du Front commun pour le Congo ( FCC) avec trois points à l’ordre du jour, à savoir : l’élection du bureau définitif du Sénat, la formation du prochain gouvernement et les modalités de désignation des membres du gouvernement.

Concernant l’élection du bureau définitif du Sénat, la conférence des présidents dit prendre acte du calendrier publié le même jour par le bureau provisoire du sénat prévoyant les élections du bureau définitif pour le 27 juillet prochain.

Aussi, se sont-ils engagés à poursuivre la sensibilisation des sénateurs en faveur du ticket FCC.

Par la même occasion, la coordination du FCC recommande aux présidents des regroupements politiques de proposer au plus tard ce lundi 22 juillet 2019, les critères de désignation des membres du gouvernement.

Par ailleurs, la coordination chapeautée par le professeur Néhémie Mwilanya a fait part à la conférence des présidents de l’évolution potive des échanges entre les deux partenaires de la coalition FCC-CACH. Pour lui, l’esprit positif qui règne entre les membres des délégations FCC/CACH présage de l’aboutissement imminent des négociations en vue de la formation du gouvernement.

À titre de rappel, le FCC est la première force politique au niveau des assemblées provinciales, mais aussi au niveau national. Depuis la désignation de Sylvestre Ilunga Ilunkamba au poste du premier ministre, la République démocratique du Congo n’a pas toujours pas de gouvernement. À en croire des sources proches de ce dossier, il existe encore des divergences entre la famille politique de Félix Antoine Tshisekedi et celle de Joseph Kabila.

MUAMBA CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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