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Sénat : le choix de Thambwe Mwamba ne contribue pas au prestige de la RDC ( Bertin Mubonzi, UNC)

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Au cours d’un point de presse animé ce vendredi 19 juillet 2019 dans la salle des spectacles de la paroisse Notre-Dame de Fatima à Gombe, le président de la Ligue des jeunes de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC)/Kinshasa a fustigé le choix du Front commun pour le Congo( FCC) porté sur le sénateur Alexis Thambwe Mwamba à la présidence du Sénat.

Prenant à témoin le tollé que ce choix a suscité dans l’opinion congolaise, Bertin Mubonzi estime qu’il n’est pas de nature à contribuer au prestige de la République démocratique du Congo vis-à-vis des partenaires extérieurs .

Convaincu qu’il y a au sein du FCC des personnalités « saints d’esprit » dont l’image raisonne mieux que celle de Thambwe Mwamba, le président de la jeunesse de l’UNC/Kinshasa indique qu’aujourd’hui la jeunesse a besoin des repères, des personnes qui fassent rêver.  » Il faut, à la tête d’une institution aussi importante que le Sénat une personne telle qu’en le suivant, les jeunes le prennent pour modèle et ambitionnent de faire comme lui. Il faut une personne qui suscite de l’admiration », a-t-il martelé.

Tout en constantant que le FCC propose ses sociétaires à tous les postes à pourvoir au bureau du sénat, sans tenir compte de son partenaire, le Cap pour le changement ( CACH), Bertin Mubonzi interpelle les animateurs de la coalition au pouvoir de veiller à l’équilibre.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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