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Insécurité à Goma : 2 jeunes assassinés à Buhene, la population en colère

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Les habitants de Buhene, un quartier situé au Nord de la ville de Goma en territoire de Nyiragongo, ont passé une nuit très agitée du mardi 16 juillet à ce mercredi 17 juillet. À la base, l’incursion des inconnus armés qui y ont tué deux personnes et enlevé d’autres.

L’avant-midi de ce mercredi, la population a manifesté contre cette insécurité.

« Il y a deux personnes qui sont mortes dont messieurs Mumbere Trésor et Hilaire. Les responsables de ce meurtre étaient habillés en ténues semblables à celles des policiers et des militaires. Souvent, indique-t-on, ces hors-la-loi proviennent non loin de là où se trouvent les FDLR et les miliciens Nyatura.

 » Nous condamnons cette énième incursion et demandons au gouvernement de rétablir la sécurité ici, car ce n’est pas pour la première fois que ces bandits viennent, tuent et enlèvent des citoyens qui jusqu’à présent portés disparus», a témoigné l’un des manifestants, avant d’annoncer la tenue des actions de grandes envergures si le gouvernement ne prend pas ses responsabilités.

Les manifestants ont battu le pavé jusqu’à la morgue de l’hôpital général provincial pour y déposer les corps des victimes de cette insécurité. Dans la foulée, un militaire FARDC qui y était de passage a tiré en l’air des balles réelles, provoquant ainsi la panique et perturbant la circulation momentanée à ce lieu avant que la situation ne redevienne à la normale.

Les deux corps sont gardés à la morgue de cette structure sanitaire en attendant leur inhumation. L’autorité urbaine ne s’est jusque-là prononcée à ce sujet.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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