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Indépendance de la RDC : 59 ans après, une évaluation économique s’impose (Tribune de Kangulu Lobo Daddy)
59 ans après l’indépendance, l’évaluation ne devrait pas qu’être politique mais aussi et surtout économique.
Quelle est la part du Congolais dans l’économie nationale? Combien de congolais ou d’entreprises congolaise sont forts économiquement?
On ne peut être indépendant si notre économie en déliquescence reste tenue par 5 familles fortes des étrangers. Un secteur bancaire complètement entre les mains des étrangers, le secteur des biens et services à 90% tenus par les étrangers et un secteur informel qui évolue de manière vertigineuse.
Un pays ne peut se développer s’il ne crée ses propres riches en termes d’hommes forts et d’entreprise locale et nationale fortes.
Nous devons être capable de créer une émulation sur le plan local, le marché local doit être inondé par les locaux afin de pouvoir prétendre être à même de concurrencer les pays voisins et le monde dans ce rendez-vous du donner et du recevoir…
En 59 ans, nous avons ruiné tous nos grands entrepreneurs par qui le véritable développement pouvait venir. Il est temps de réfléchir et d’attribuer les marchés aux entrepreneurs locaux consciencieux et respectueux des lois et règles établies.
Je rêve de voir qu’à la commémoration de nos 60 ans d’indépendance en 2020 ce paris soit gagné, pour ça j’en appelle au développement d’une synergie entre les entrepreneurs secteurs par secteur et à l’Etat de soutenir la dynamique des entrepreneurs locaux a travers ses organes (Ministère de PME, FPI,…). J’en appelle aussi a la création d’un fond souverain.
Il est temps de penser à une concurrence loyale et gagnant gagnant.
KANGULU LOBO Daddy
Entrepreneur
Managing Partner AHC Logistics Sarl
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
