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Kasaï : Les femmes de l’UNC condamnent toute discrimination tribale et régionale

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Nous , Femmes de l’Union pour la Nation Congolaise  » (UNC) interfederation du Kasaï, condamnons avec la dernière énergie toute discrimination tribale, régionale et le système dit Communautés de Base. Toutes ces pratiques devenues Évangile au Kasaï ne cadrent pas avec la vision du chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et violent la Constitution de la République.  »

C’est le message essentiel que l’on peut tirer d’un document lu, lundi, par Mme Égide Moleka, présidente interfedetale de la Ligue des Femmes de l’Union pour la Nation Congolaise à l’issue d’un café politique.

Cette déclaration est la conséquence de la lenteur constatée dans la publication du gouvernement Piem Tutokot Dieudonné et des discriminations ethnicotribales qui caractérisent ce dossier au sein des partis politiques devant présenter les candidats ministrables.

Dans ce document, les femmes Unc rendent hommage au président de la République démocratique du Congo pour avoir donné à la femme une valeur certaine dans son discours d’investiture et au président national de l’Unc, Vital Kamerhe, qui accorde une place de choix à la femme dans sa formation politique, pour respecter la parité.

Ces femmes de l’Unc félicitent également le tout nouveau gouverneur et son vice pour la brillante victoire à la tête de la province et promettent de le soutenir indéfectiblement dans ses actions pour un Congo uni, fort et prospère où il fait beau vivre et un Kasaï émergeant sans tribalisme ni autres antivaleurs.

Le président interfederal, M. Tshiyombo, à salué la détermination des femmes Unc dans la lutte pour la cohésion sociale et la cohabitation pacifique des populations. Unc Tshiyombo estime que cette pratique fait la honte de la province du Kasaï. Il a invité tous les participants à ce café politique à l’unité et à la cohésion sociale et à dire énergiquement Non au système « Communautés de Base » qui retropedale le Kasaï.

Laurent Lukengu/CONGOPROFOND.NET

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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