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ULC : des brevets d’excellence remis aux meilleurs étudiants de la faculté de philosophie
Dans le cadre des activités marquant la clôture de l’année académique en cours et dans le souci de prôner l’excellence au sein de ses institutions, la faculté de philosophie Saint Pierre Canisius a gratifié, le samedi 15 Juin 2019 dans son amphithéâtre, des brevets d’excellence aux étudiants qui se sont distingués par leur dévouement et service rendu.

Leon de Saint Moulain
Honorant de sa présence cette grande célébration, le professeur père Léon de Saint Moulin a expliqué à l’assistance la notion de l' »excellence ». Selon lui, « l’excellence n’est pas qu’individuelle. Un excellent, c’est celui qui est un bâtisseur ; qui s’efface pour que l’autre émerge ». D’où son invitation aux lauréats à participer à l’émergence. Car, dit-il : « L’excellence doit contribuer à l’émergence des institutions et des communautés ».

Après ces mots, le groupe vocal de la faculté a agrémenté la cérémonie, en exécutant quelques chants. Cette tranche musicale s’est bouclée par un chant en l’honneur des heureux du jours, interprété par l’étudiant Donatien Nyembo Sj. Ce dernier avait pour titre : « Va plus loin, même si tu te crois arriver ». C’est par un poème sur l’excellence, déclamé par l’étudiant Alberto Chipalanga Sj, que s’est clôturé cette série d’activités culturelles.

L’étudiant Joël Kouam Sj, président du conseil des étudiants sortant, a, pour sa part, pris la parole pour expliquer la raison d’être de cette remise de prix. « C’est pour louer les efforts fournis par nos camarades que nous avons organisé cette journée. Cette remise de prix est une réponse aux besoins de stimulation à l’excellence. Elle est loin d’ être une forme de compétitivité », a-t-il explicité.
Il a terminé son mot en invitant tous les étudiants à porter haut le flambeau de la faculté, puis, il a présenté le conseil des étudiants entrant pour l’année académique prochaine.
Pour sa part, le doyen de la faculté, le professeur père Willy Moka Sj, Ph D, s’est acquitté de son devoir. Il a procédé par un appel nominal des lauréats qui, à leur tour, ont reçu des brevets de mérites et des cadeaux des mains des professeurs, notamment, père Augustin, président du conseil administratif de l’université Loyola du Congo et du père Cyprien Bwangila, secrétaire académique de la faculté de philosophie.
Il sied de signaler que ces étudiants ont été primés pour avoir exceller dans : la ponctualité, les activités culturelles et sportives, le dévouement dans le service, le sens de l’innovation et excellence académique.
Le père doyen a conclu par un petit mot en guise de viatique à tous les acteurs de l’excellence, ainsi qu’à tous les participants de ladite journée. « Notre faculté vous déscerne ces présents brevets en guise de reconnaissance, pour votre service rendu, votre dévouement et pour votre distinction. Que ce mérite d’excellence ne s’arrête pas ici, qu’il vous accompagne toujours et partout. Ne cessez donc pas d’être bon », a-t-il insisté. Il a chuté en remerciant les professeurs de la faculté pour avoir accompagné les étudiants sur leur chemin d’excellence.
Tout en remerciant de manière particulière le professeur Léon de Saint Moulin, pour sa marche infatigable vers l’excellence, il a invité les apprenants à faire de la recherche de l’excellence l’idéal de leurs vies.
La journée s’est achevée par une prière dite cette fois-ci par le Père Cyprien Bwangila Sj.
Après une photo de famille, tous les participants à cette journée ont été conviés au coktail servi sous le baobab historique de Kimwenza-mission.
Régis NGUDIE/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
