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RDC/Kasumbalesa: l’UDPS exige le divorce FCC-CACH et la démission du maire de la ville
A l’instar de leurs homologues de Lubumbashi, des combattants de l’UDPS/Kasumbalesa ont pris d’assaut les artères de la ville ce mercredi 12 juin pour réclamer le divorce entre le FCC et le CACH, à la suite de l’outrage du Chef de l’Etat par le député national FCC Charles NAWEJ.
Partis de Bilanga jusqu’à Kasumbalesa village, sous l’encadrement des forces de la police, les manifestants ont scandé durant leur parcours des slogans hostiles au leadership du FCC et réclamé la démission du maire de la ville, André Kapampa Kamwanya, accusé d’avoir ténu des propos tribalistes contre une communauté.

Cette marche non violente a connu comme point de chute la mairie de la ville où un mémo a été lu à l’intention du numéro 1 de la ville.
Dans ce mémorandum, des partisans du parti au pouvoir exigent non seulement le divorce entre FCC et CACH, mais aussi la levée des immunités du député Charles NAWEJ, afin de permettre à la justice de faire son travail. « Pendant le mandat de Joseph Kabila, personne ne pouvait critiquer ses actes à l’Assemblée nationale ! », a indiqué un cadre de l’UDPS.

En réaction André Kapampa, en bon père de famille, a remercié ses hôtes pour le caractère pacifique et non violent de la marche. Il a personnellement réceptionné le mémorandum et promis de transmettre à qui de droit pour une réponse satisfaisante.
Notons qu’aucun incident n’a été enregistré au cours de cette marche.
Joseph Malaba Kasonga/ CONGOPROFOND.NET ( KASUMBALESA)
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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle
Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine.
À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions
Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.
L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.
Un mandat présidentiel plus long
Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.
La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.
Les fonctions de souveraineté et la question identitaire
Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.
Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.
Vers un Parlement monocaméral ?
Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.
Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.
Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
