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Conférence annuelle des banques africaines : F. Tshisekedi à Malabo pour faire entendre la voix de la RDC

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Le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé ce mardi 11 juin 2019 à Malabo, en Guinée équatoriale, où il prendra part à la conférence annuelle des banques africaines.

À Malabo en Guinée équatoriale, rapportent des sources de la présidence de la RDC, le Chef de l’Etat Félix Antoine Tshisekedi prendra part, avec plusieurs de ses pairs africains, à l’Assemblée annuelle de la BAD qui s’y tient du 11 au 14 juin 2019 sous le thème: « Intégration régionale pour la prospérité économique de l’Afrique».

Notons que ces assises constituent un rendez-vous des décideurs et bailleurs de fonds des projets intégrateurs régionaux et sous-régionaux. Elles sont d’une importance capitale pour la RDC dans la mesure où elles permettront au Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de faire entendre la voix de la RDC du haut de cette tribune, d’autant plus que la BAD est très intéressée par le projet INGA en vue de booster l’industrialisation de plusieurs Etats africains.

Par ailleurs, avant de se rendre à Malabo,en sa qualité du vice président de l’Union africaine, Félix Antoine Tshisekedi a effectué un bref passage à Libreville pour rencontrer et reconforter son homologue gabonais Ali Bongo Ondimba.

À cette occasion, a-t-on appris des sources proches de la présidence, cette visite de travail et d’amitié était l’occasion pour les deux Chefs d’Etat de faire le point sur les relations de coopération bilatérale et multisectorielle entre leurs deux pays, ainsi que sur les grandes questions de l’heure.

Notons qu’à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, le numéro un de la République Démocratique du Congo a été accueilli par une forte délégation conduite par le premier ministre Julien Nkoghe Bekale. C’est la première rencontre entre Félix Antoine Tshisekedi et son homologue gabonais Ali Bongo.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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