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Tribune: X-Troop, les commandos oubliés du débarquement allié

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La deuxième guerre mondiale n’a pas fait que des victimes, mais aussi des héros et en a même oublié d’autres. Beaucoup de ces héros restés dans l’incognito ont été pourtant à la base d’un travail de sape qui a précédé le débarquement allié du 6 juin 1944. Leur mission était discrète et surtout secrète. On les appela : X-Troop.
Cyprien Kapuku, journaliste et chercheur en Relations Internationales
L’histoire de la deuxième guerre mondiale est coupée de plusieurs séquences en raison, sans doute, de sa durée, 5 ans, et de son enjeu : instauration d’un nouvel ordre mondial. Le débarquement allié du 6 juin 1944, est l’une des plus importantes parties de l’histoire de ce conflit meurtrier du 20ème siècle. Beaucoup d’auteurs s’accordent sur le fait que le débarquement aura été le « mains event », un signe annonciateur de la fin de la guerre mondiale, avant que les bombardements américains à Hiroshima et Nagasaki ne viennent définitivement taire les ambitions de l’axe Allemagne-Japon-Italie.

 

 

Sur une plage de galets à Omaha Beach, le 6 juin, des soldats US s’occupent de blessés.
Tous ces hommes sont des Engineers, 5th ou 6th Engineer Special Brigade (voir le casque avec l’arc de cercle blanc et les chaussures : Jump Boots)

Alors qu’il régnait en maître sur une grande partie de l’Europe, Adolph Hitler n’avait jamais abandonné son projet de contrôler tout ce vieux continent. Un pari risqué, stoppé net par les forces de coalition composées des armées anglaise, américaine, canadienne, russe, australienne venues au secours de la France déjà sous l’emprise hitlérienne ainsi que des autres pays de l’Europe de l’est. Si plusieurs batailles des armées de la coalition ont été importantes dans l’affaiblissement de l’armée allemande, celle du débarquement, le 6 juin 1944, sur les côtes françaises de Normandie, aura été, selon plusieurs historiens, le coup fatal qui a conduit tout droit à la fin des hostilités. 

En France, comme de l’autre côté de la manche en Grande Bretagne, des cérémonies de la célébration du 75ème anniversaire de ce débarquement ont été organisées en mémoire de ceux qui étaient tombés sous les coups des canons, chars et bombardiers allemands. A aucun moment, ces soldats débordés d’énergies, n’avaient éprouvé le sentiment de repli, et ce, face à la puissance du feu des Hommes du 3ème Reich. Plusieurs milliers de soldats âgés entre 17 et 25 ans ont perdu de leur vie lors de cette bataille d’environ deux mois, devenue le symbole de la résistance des alliés.
Mais cette victoire qui se dessinait au fil du temps, n’était pas seulement le fruit de l’abnégation dont ont fait montre les forces alliées. Elle est aussi, affirment plusieurs auteurs, le résultat d’un ensemble des stratégies longuement et savamment réfléchies. Pour cela, rien ne devrait être laissé de côté. Tous les moyens étaient bons pour arriver à cet objectif. C’est dans ce contexte précis que l’Angleterre de Winston Churchill avait recruté en 1942 des Allemands, Autrichiens Tchécoslovaques, tous juifs, venus trouver refuge en Angleterre, fuyant la percussion du régime nazi.
X-Troop
Ce sont ces réfugiés, d’une quantité jusqu’à ce jour inconnue, que l’on désigna sous l’acronyme « X-Troop ». « Ce seront des guerriers inconnus, en quantité inconnue. Alors, puisque le symbole algébrique de l’inconnu est X, appelons-les X-Troop. » Il ne s’agit pas du prologue d’une bande dessinée Marvel, mais de la raison choisie en 1942 par Winston Churchill pour baptiser un commando pas comme les autres, écrit Ian Dear, auteur d’un livre référence sur cette unité, mentionne un reportage de Franceinfo. Malgré leur travail de sape dans ce qui est devenue l’importante victoire sur les hommes d’Hitler, l’histoire de ces combattants réfugiés est restée dans les oubliettes. Seul, le courage des soldats de la coalition a été mis en avant. Morts comme vivants, ils ont tous été décorés des médailles d’honneur signe de leur déterminations. « Le courage des soldats alliés a permis la libération de l’Europe », reconnaissent à l’unanimité les dirigeants européennes».
IT/ Occasion de se venger
C’est en 1942 que l’état-major britannique décide de monter un commando composé de ces réfugiés, X-Troop. Ces réfugiés aimaient s’appeler également « King’s Own Loyal Enemy Aliens ». Franceinfo qui s’appuie sur les écrits de plusieurs historiens, rapporte qu’en raison des risques d’espionnage qu’ils représentaient, ces réfugiés étaient affectés dans un premier temps au Royal Pioneer Corps, les troupes du génie. Mais leurs connaissances linguistiques et leur motivation furent rapidement exploitées par les Alliés.
Si, pour l’état-major britannique, le recrutement des réfugiés revenait à renforcer sa conviction de venir à bout de l’armée allemande, dans les rangs de cette unité atypique, l’occasion était belle pour se venger du traitement inhumain leur infligé par les nazi. Les planètes étaient donc bien alignées pour ces deux parties qui se sont lancées dans un mariage que personne ne pouvait prédire. C’est aussi l’une des stratégies qui ont fait mal aux fidèles du leader allemand.


Placée sous le commandement de Bryan Hilton-Jones, la centaine d’hommes sélectionnés dans le plus grand secret s’entraîne à Aberdyfi, au pays de Galles, et à Achnacarry, en Ecosse, révèle Franceinfo citant le rapporte de la BBC. « Aucun d’entre eux n’avait réellement la moindre idée de la raison pour laquelle ils y avaient été envoyés. La plupart avaient déjà participé à des exercices de parachute et à des entraînements spéciaux, mais ignoraient lamentablement l’exercice élémentaire et l’entraînement aux armes », reconnaîtra leur chef après-guerre. En plus de leur entraînement intensif, tous doivent changer de nom, pour cacher leurs origines et protéger leurs familles en cas de capture. Franck devient Franklyn ; Nathan est désormais Norton ; Stein s’appelle Spencer, note le Daily Mail.

Mission à haut risque

Dans leur obsession d’en découdre avec l’armée allemande, les King’s Own Loyal Enemy Aliens ont été souvent démasqués et capturés par la Gestapo (Police secrète d’Adolph Hitler).
George Lane, de son vrai nom Dyuri Lanyi, est sans doute le commando le plus célèbre de cette troupe. Au cours de la deuxième semaine de mai 1944, il est chargé de débarquer de nuit sur les côtes françaises pour rapporter des photographies d’un nouveau type de mines installées sur les plages françaises, une innovation qui inquiète énormément le commandement à quelques semaines du Jour J.
Par une nuit sans lune et sous une pluie battante, il embarque sur une vedette rapide avec trois autres camarades, puis rejoint en canot pneumatique noir la plage de Ault (Somme). Jusque-là, tout va bien. Mais au moment de prendre en photo la fameuse mine, son appareil infrarouge émet un flash, raconte Giles Milton en ouverture de son livre D-Day : les soldats du Débarquement.
Immédiatement, des cris retentissent sur la plage, puis des tirs. Deux patrouilles allemandes, paniquées et sans aucune visibilité par cette nuit d’encre, se tirent dessus. George Lane et son camarade se plaquent dans l’eau de longues minutes avant de parvenir, sans se faire repérer, à rejoindre leur canot. Mais la vedette ne les a pas attendus. Les voilà seuls, dérivant sur la Manche.


Au petit matin, ils sont capturés, interrogés de longues heures par la Gestapo avant d’être présentés à Erwin Rommel, l’un des plus haut gradés du IIIe Reich, dans son quartier-général au château de La Roche-Guyon (Val-d’Oise). A aucun moment leur véritable identité ne sera découverte. Et par miracle, les deux hommes ne sont pas fusillés, contrairement à ce qu’Adolph Hitler avait ordonné en 1942 lors de la capture d’espions. Ils finiront la guerre dans un camp de prisonniers en Allemagne. Mais, deux de ses camarades sont fauchés à 500 m de l’objectif par un tireur embusqué à l’entrée du village.
Pas de reconnaissance officielle
Ces soldats pas comme les autres ont payé un lourd tribut. Au total, sur les 44 commandos de la « Troupe X » qui ont participé au Débarquement, vingt-sept ont été tués, blessés ou fait prisonniers, selon la BBC. Pourtant, peu furent décorés et leurs histoires restent peu étudiées.
Il convient de préciser que cet exemple de risque rapporté par Franceinfo n’est qu’une infime partie de plusieurs autres cas des missions risquées de X-Troop cité par l’écrivain Ian Dear dans son livre « Ten Commando ». Force est de constater qu’aucune reconnaissance officielle n’a été réservée aux hommes de cette unité dont le travail dans l’ombre a sans aucun doute contribué à la victoire finale sur les nazis. Si, c’est le fait de n’avoir pas combattu ensemble avec les soldats alliés qui leur empêche la reconnaissance, les risques qu’ils ont pris en titillant les forces allemandes devront être placés au-dessus de toute considération. Le plus important est de considérer l’apport ô combien important de ces hommes qui, comme beaucoup d’autres, n’ont pas voulu que l’Europe soit le serf de l’Allemagne hitlérien. Tout compte fait, cette injustice qui relève de la méconnaissance des dessous de la deuxième guerre mondiale, mérite bien d’être réparée.

Cyprien Kapuku, journaliste et chercheur en Relations Internationales.

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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