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Nord-Kivu : arrivée de Katumbi à Goma, la population attend un message d’espoir
C’est confirmé. Moïse Katumbi, président de la plateforme politique « Lamuka », se rendra ce lundi 10 juin à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. L’annonce a été faite ce jeudi 06 juin à Goma par son conseiller en matière de la Jeunesse lors d’un point de presse. Patrick Mundeke indique que Moïse Katumbi vient compatir avec la population de la province du Nord-Kivu longtemps meurtrie par les affres de la guerre. C’est ainsi qu’il appelle toute la population de cette partie de la RDC à lui réserver un accueil chaleureux.
« Nous vous annonçons l’arrivée du Chairman à Goma pour ce 10 mai. Le président Moïse Katumbi vient d’abord pour saluer la population de Goma, cette population vaillante. Il vient compatir avec la population du Nord-Kivu, en particulier, pour tout ce que nous avons connu pendant plusieurs années notamment les massacres, les kidnappings, assassinats, détérioration du climat sécuritaire, les réfugiés, etc. Le président comme un fils du Congo, comme un fils de Goma, vient vous dire: « pole sana ». Le président comme vous le savez, c’est un homme qui aime le peuple. Voilà pourquoi, il va communier avec lui pendant deux jours. Cette fois-ci, nous sommes rassurés qu’elle sera la bonne parce nous avons des assurances que l’avion du Chairman va atterrir à l’aéroport international de Goma, donc la population ne sera pas déçue et nous devons nous assurer que ce qui s’est passé la fois passée n’arrivera pas à quelqu’un d’autre. Tout Congolais a le droit de s’émouvoir partout où il veut et quand il veut. Nous invitons enfin, la population à venir massivement à l’aéroport déjà à 10 heures pour accueillir le président.
Pour rappel, Moïse Katumbi sera au Nord-Kivu après l’annulation de son arrivée dans cette partie de la RDC le dimanche 26 mai dernier. Ses proches avaient évoqué la non autorisation d’atterrissage de son avion à Goma par le service de l’aviation civile. Ce qu’avait rejeté ce service.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
