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RDC/Kahemba: la population dans la rue contre la configuration du gouvernement Peti Peti

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La cité de Kahemba, au Kwango, est restée paralysée ce mercredi 29 mai. La population a marché depuis le matin, réclamant l’équité et la représentation du territoire de Kahemba dans la configuration du gouvernement provincial du Kwango.

La population de cette cité ne digère pas l’absence des représentants du territoire dans le gouvernement formé par le nouveau gouverneur JM Peti-Peti. Les habitants du territoire de Kahemba exigent l’équité et tiennent sur la géopolitique.

Les informations en provenance de la cité de Kahemba sont alarmantes. Lundi et mardi derniers, les habitants de Kahemba auraient menacé d’expulsion les Suku, les ressortissants de Kenge, de Popokabaka et de Kasongo-Lunda.

Des sources crédibles indiquent que toutes les activités ont été bloquées depuis le matin. L’école et l’administration n’ont pas ouvert, les bureaux sont restés fermés, etc.

Une marée humaine était dans la rue. « La foule immense s’est dirigée au bureau du Territoire avec chants, coups de sifflets », a fait savoir une source locale.

Les manifestants promettent de se rattacher à l’Angola désormais si leur revendication n’est pas entendue.

Jusque-là aucun incident signalé.

De Kinshasa où séjourne le gouverneur, l’on apprend que ce dernier consentira à corriger l’arrêté nommant les ministres provinciaux et intégrer le territoire de Kahemba. C’est la seule solution, croit-on, pour calmer les esprits.

Emile YIMBU/CONGOPROFOND.NET

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 » Brut  » : 2 policiers condamnés pour torture, la Cour sanctionne les exécutants

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Si Philémon Mambabua est reparti libre du prétoire de Ndolo, le verdict prononcé ce 4 juin 2026 n’a pas épargné les 2 policiers poursuivis. La Cour militaire, après avoir rappelé le déroulé des faits ( cette intrusion nocturne de Claudien Likulia, Christopher et Noah à une soirée pyjama non autorisée par le propriétaire des lieux ), a opéré une distinction nette entre le commandement et l’exécution. Là où le doute a profité au premier, les actes matériels atroces ont été imputés aux seconds. La Cour s’est appuyée sur les articles 48 bis et 48 ter de la loi du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture, qui retiennent la qualité de l’agent, les faits matériels constitutifs de souffrances aiguës, l’élément intentionnel et l’élément moral. Les déclarations des victimes, corroborées par le témoignage décisif de Sakina ( qui a qualifié les agissements des policiers de « brut » ), ont fondé l’intime conviction des juges.

Contrairement à Philémon Mambabua, pour qui l’ordre de « maîtriser » n’a pu être requalifié en instruction de torturer, les deux agents ont été reconnus coupables d’avoir infligé des souffrances aux enfants Mushobekwa et à Noah. Le nombre de policiers impliqués, bien que flou dans certains récits, n’a pas effacé la matérialité des violences retenues par la Cour. Celle-ci a souligné que les traumatismes subis par les victimes, bien que leur récit ait pu être altéré par le choc, ne faisaient aucun doute. La Cour a donc déclaré l’infraction constituée dans le chef des 2 policiers, qui avaient la garde et l’autorité immédiate sur les enfants au moment des faits. Leur dénégation constante n’a pas résisté à la confrontation avec les éléments renseignants et les dépositions concordantes.

La sentence est tombée : 2 ans de servitude pénale, une amende de 500.000 francs congolais par condamné, et la confirmation de leur maintien en détention. Sur le plan civil, la Cour, après avoir constaté l’absence totale de pièces comptables justificatives déposées par les parties civiles, a statué en équité. Elle a ramené la demande initiale de 3,4 millions de dollars américains à une somme totale de 25.000 dollars, soit 5.000 dollars par partie civile. Une décision qui sanctionne les exécutants tout en rappelant avec force que la responsabilité pénale est individuelle.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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