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Naufrage au lac Maï Ndombe: 45 corps sans vie dont 22 enseignants déjà récupérés

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Des morts de trop dans la province de Maï Ndombe. Plus de 45 morts dont 22 enseignants, tous du ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Professionnel (EPSP) sont portés disparus à la suite du naufrage qui a eu lieu le dimanche 26 mai 2019 sur le lac Mai-Ndombe.

Selon le gouverneur intérimaire de la province, déjà 45 corps sans vie sont récupérés dont ceux de 22 enseignants. Pour le gouverneur, cet incident aura des effets négatifs sur l’année scolaire.

« Je pense que cela doit avoir des incidents graves sur l’année scolaire. Car 22 parmi lesquels figurent deux préfets des études et vingt autres enseignants. C’est un déficit s’il faut le répartir par école », souligne-t-il.

L’intersyndicale de l’EPSP Mai-Ndombe, justifie cette disparition par le mauvais système de paie.

« Un enseignant doit être payé dans son lieu de travail et que la paie de proximité n’est qu’un slogan creux dans notre province. Ceux qui nous ont quitté, allaient chercher leur salaire à Inongo et voilà le sort », dit-il.

Une réunion entre le comité de suivi de la paie et l’intersyndicale de l’EPSP est souhaitée et ce, dans le but de clarifier la cartographie de la paie de proximité dans les territoires non desservis par les banques commerciales. A proposé ainsi Marcelle Niongo, membre de l’intersyndicale.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

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L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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