Connect with us

À la Une

Ebola : » la France continuera de participer à ce combat de riposte en RDC »( Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères)

Published

on

 

En visite officielle à Kinshasa, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, a rappelé ce lundi 20 mai, l’implication de son pays sur la riposte contre l’épidémie d’Ebola en RDC.

Au cours de son passage à l’Institut National des Recherches Biomédicales (INRB), le ministre a discuté avec différents acteurs qui militent pour l’extermination de la fièvre pandémique d’Ebola en RDC. Par exemple, il y a à l’ALIMA (The Alliance for International Médical Action) qui est basée dans l’Est, ou encore la Croix-Rouge française.

« Je viens donc renouveler le partenariat à long terme entre la France et la RDC. La RDC peut toujours compter sur la France pour l’aider dans cette lutte contre Ebola », a-t-il appuyé lors d’un court échange avec la presse.

Pour le directeur général de L’INRB, le docteur Muyembe Tamfum, « c’est une visite historique, car cet institut émane d’une collaboration franco-zaïroise. Il est bien normal que la France réitère son soutien sur tous les plans, particulièrement dans ce combat contre l’épidémie d’Ebola qui ne cesse de ravager la population avec près de 1300 décès sur au moins 1700 cas détectés, alors que la situation n’a pas encore été maîtrisée « .

Rappelons que L’INRB est un projet de la collaboration franco-zaïroise qui été inauguré le 08 décembre 1984 par le président de la République Française, François Mitterrand et le premier commissaire d’État de la République du Zaïre, Léon Kengo Wa Dondo.

Jean-Eude’s Miense / CONGOPROFOND.NET

À la Une

Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda plaide pour une refondation institutionnelle

Published

on

Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda, à titre personnel, appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Rappelons que l’activiste Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. Ses nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de ce citoyen qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading