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RDC : Désignation du porte-parole de l’Opposition, qui sera l’heureux élu ?
La course au poste du porte-parole de l’opposition est lancée au sein de l’opposition.
Bemba, Katumbi et Fayulu revendiquent déjà ce poste et pourtant, tous les 3 sont membres d’une même coalition.
Ce trio composé de Fayulu, Bemba et Katumbi est appelé à éviter l’erreur de ne pas revendiquer chacun le leadership, d’autant plus qu’on sait que les ambitions affichées par l’un et l’autre présagent déjà un signe de fracture au sein de ladite coalition.
Les bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale attendent l’investiture du nouveau gouvernement pour qu’ils fixent la désignation du porte-parole de l’opposition. Évoluant dans une même coalition «Lamuka», Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi et Martin Fayulu vont se livrer bientôt à une guerre fratricide.
Et déjà, ils ne parlent pas un même langage à l’heure actuelle.
Au sujet de la désignation du porte-parole de l’opposition, les uns optent pour la désignation « directe » de Martin Fayulu, du fait qu’il était 2ème à l’élection présidentielle de 2018; cela lui confère tant soit peu l’avantage, d’autant plus qu’il est présent sur le terrain avec son fameux « combat pour la vérité des urne ».
Alors qu’il n’est plus président de Lamuka, il effectue ce lundi 13 mai une tournée à Kisangani dans la province de la Tshopo.
Par contre, le regroupement politique « Ensemble pour le changement » a été le premier à plaider pour que le poste du porte-parole de l’opposition soit automatiquement attribué à Moïse Katumbi, en tenant compte du nombre des élus obtenus sous sa bannière.
En émettant son point de vue sur le programme d’urgence de 100 jours du président Félix Tshisekedi, Moïse Katumbi a profité de cette occasion pour faire croire à l’opinion qu’il va faire l’opposition républicaine.
Il a promis son retour le 20 mai prochain et entamera une tournée à l’intérieur du pays.
De quoi en découdre avec Fayulu.
Un point de vue rejeté par les pro-Fayulu, rappelle-t-on.
De son côté, le Mouvement de la libération pour Congo (MLC) continue de revendiquer le poste du porte-parole de l’opposition.
« Au niveau de l’Opposition, le MLC, en tant que parti politique, a le plus grand nombre d’élus » à l’issue des élections du 30 décembre dernier, constate le porte-parole du parti de Jean-Pierre Bemba, Jean-Jacques Mamba.
Ce dernier avait affirmé sur Top Congo FM que « le parti a 51 élus. Jusqu’à preuve du contraire, aucun parti politique ne peut prétendre avoir les mêmes nombre d’élus que le MLC dans l’Opposition ».
Le moment est venu pour que les membres de la coalition « Lamuka» se mettent ensemble pour mener un « vrai » combat dans l’opposition, d’autant plus que la coalition FCC-CACH ne fait que se consolider. Donc, les leaders de Lamuka ne doivent pas commettre une erreur.
Qu’ils ne se mutilent au profit du pouvoir !
Certaines sources rapportent que la désignation du porte-parole doit se faire selon des critères.
Le premier élément, c’est que le porte-parole de l’Opposition doit être un acteur politique disposant d’un leadership avéré, en maîtrisant l’environnement micro et macro politique de la République démocratique du Congo.
Face à ces critères, le trio Bemba, Katumbi et Fayulu risque de s’émietter davantage.
De toutes les façons, cest l’avenir de Lamuka qui entre en jeu.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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« Félix Tshisekedi est et reste notre choix » : Dany Mukendi Wa Dinanga plaide pour une nouvelle Constitution et la poursuite du leadership présidentiel
Pour Dany Mukendi Wa Dinanga, figure de la Mouvance Présidentielle et observateur de la vie politique congolaise, le débat sur l’avenir institutionnel de la RDC ne doit être ni tabou ni confisqué. Dans une intervention remarquée, il défend le droit du peuple congolais à repenser son pacte constitutionnel, tout en réaffirmant son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme le garant de la souveraineté nationale et de l’essor économique du pays.

Le référendum, un droit constitutionnel du peuple
Dany Mukendi estime qu’il est parfaitement légitime pour les Congolais de réfléchir à leur avenir et aux mécanismes de gouvernance de leur pays.
Selon lui, la Constitution doit être l’expression de la volonté populaire et non le produit d’influences extérieures.
À l’en croire, la loi fondamentale offre déjà un cadre permettant d’engager cette réflexion. Il rappelle qu’une initiative populaire réunissant au moins 100.000 signatures peut conduire à l’organisation d’un référendum, convoqué de droit par le Chef de l’État à l’initiative populaire. « Le temps n’est pas suspect. Deux ans avant la fin d’un mandat présidentiel, il est normal que le peuple réfléchisse à son avenir et à la Constitution qu’il souhaite », soutient-il.
Guerre dans l’Est : une nuance juridique
Face aux critiques selon lesquelles un référendum ne pourrait être organisé dans le contexte sécuritaire actuel, Dany Mukendi apporte sa propre lecture juridique.
Selon lui, la Constitution évoque une situation de guerre déclarée, alors que ni la RDC ni le Rwanda n’ont officiellement déclaré les hostilités. « Nous sommes dans une guerre de fait et non dans une guerre déclarée. Cela n’empêche pas, selon notre compréhension du droit, de lancer une pétition et d’aboutir à un référendum », affirme-t-il.
Il souligne également que le texte constitutionnel n’impose pas que les 100.000 signatures proviennent des 26 provinces, mais simplement qu’elles soient réunies par des citoyens congolais.
Une présidentielle impossible sans l’intégrité du territoire
L’un des points majeurs de son argumentaire concerne l’organisation de l’élection présidentielles.
Pour Dany Mukendi l’occupation de certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu pose un problème majeur, dans la mesure où la circonscription électorale présidentielle couvre l’ensemble du territoire national.
Il estime ainsi que le président Félix Tshisekedi devrait demeurer en fonction jusqu’au rétablissement complet de l’autorité de l’État sur ces provinces.« Nous devons d’abord récupérer l’intégralité du territoire national avant d’envisager une élection présidentielle dans des conditions normales », fait-il valoir.
« La démocratie, c’est la majorité »
Évoquant le débat autour d’une éventuelle réforme constitutionnelle, Dany Mukendi insiste sur les principes démocratiques.
Pour lui, les partisans comme les opposants à une révision de la Constitution doivent pouvoir s’exprimer librement, dans le respect des règles démocratiques.
Il distingue toutefois l’opposition politique de la rébellion armée. « L’opposition républicaine a toute sa place dans la démocratie. En revanche, les groupes armés qui tuent les populations et servent des intérêts étrangers relèvent, selon nous, de la haute trahison », affirme-t-il.
Une Constitution à refonder
Très critique envers l’actuelle Constitution, Dany Mukendi estime qu’elle comporte des contradictions et qu’elle ne répond plus aux aspirations profondes du peuple congolais.
À ses yeux, une réforme fondamentale s’impose afin de doter la RDC d’un texte adapté à ses réalités politiques, sécuritaires et économiques.
Il rejette également toute pression extérieure sur cette question.« Le peuple congolais a le droit de décider lui-même de son avenir constitutionnel sans que d’autres États ne dictent sa conduite », soutient-il.
Félix Tshisekedi, le choix de la souveraineté et du développement
Au-delà du débat institutionnel, Dany Mukendi réaffirme son soutien au président Félix Tshisekedi, qu’il considère comme l’homme capable de conduire la RDC vers la victoire face aux défis sécuritaires et vers une transformation économique majeure.
Selon lui, les perspectives d’investissements internationaux, notamment les partenariats stratégiques en cours, pourraient accélérer le développement du pays et renforcer son statut économique sur le continent africain.
Il cite également les exemples de certains pays voisins, où la stabilité politique est associée à une longue continuité du leadership.
Un plaidoyer pour une nouvelle étape politique
À travers cette prise de position, Dany Mukendi Wa Dinanga défend une vision articulée autour de 3 axes : la défense de la souveraineté nationale, l’ouverture d’un débat constitutionnel porté par le peuple et la poursuite du leadership de Félix Tshisekedi dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et économiques.
Pour ce membre de la Mouvance Présidentielle, « Félix Tshisekedi est et reste notre choix », non seulement pour conduire la RDC vers la paix et la victoire dans l’Est, mais aussi pour accompagner les réformes institutionnelles et le développement qu’il juge indispensables à l’avenir du pays.
Face aux accusations de tribalisme, un plaidoyer pour l’unité nationale
Interrogé sur les critiques accusant le pouvoir d’alimenter le tribalisme, Dany Mukendi rejette catégoriquement en bloc ces allégations. Il considère que ces accusations relèvent davantage de la manipulation politique que d’une réalité institutionnelle. À ses yeux, les institutions congolaises demeurent ouvertes à toutes les composantes du pays et les débats politiques ne devraient pas être transformés en oppositions ethniques ou communautaires.
L’acteur de la mouvance présidentielle rappelle ainsi que la cheffe du gouvernement n’est pas de la province du chef de l’État. » Il faut préserver l’unité nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et politiques. D’ores et déjà, nous vivons tous paisiblement en RDC sous l’autorité du Chef de l’État et dans le respect des autorités établies « , a conclu cet acteur politique.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
