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Kinshasa: des journalistes chassés comme des malpropres dans une célébration de leur propre journée !
Tels des brebis galeuses, des journalistes ont été empêchés d’accéder à la salle de l’hôtel Béatrice qui abrite la cérémonie commémorant la journée internationale de la presse.
Ce vendredi 3 mai 2019, ils ont été contraints de croupir sous le soleil ardent dans la cour de Béatrice Hôtel à Kinshasa, capitale de la RD Congo. Ce qui est un manque de respect aux professionnels des médias, chassés de leur propre fête !
Motif: manque d’invitation d’accès à la dite cérémonie.

Il y a lieu de rire quand on sait que les journalistes sont censés accéder aux sources d’information et que c’est leur propre organe de régulation qui les empêchent d’y accéder. C’est franchement ridicule !
Un des journalistes de CONGOPROFOND.NET, Petit Ben Bukasa en a été victime et, avec lui, plus d’une cinquantaine d’autres journalistes possédant pourtant leurs cartes professionnelles de presse.
» On a été chassé comme des chiens et pourtant nous sommes journalistes au même titre que d’autres. Sur quel critère ces invitations ont été distribuées, » se plaint dans l’anonymat une journaliste assise à même sur le pavé de la cour dudit hôtel.
Il faut dire que les invitations ont été distribuées avec une partialité qui frôlent le favoritisme et le clientélisme.
On a favorisé les médias « célèbres » au détriment des médias moins connus. Ce qui est un acte condamnable, car devant la loi il n’y a ni grands ni petits médias.
S’agissant des médias en ligne qui foisonnent dans la capitale, seuls deux d’entre eux ont obtenu le précieux sésame.
C’est tout même regrettable de voir les médias en ligne autant méprisés, alors qu’ils abattent un travail de titan au quotidien.
Les responsables de l’association des médias en ligne de la RDC( MILRDC) doivent prendre des dispositions pour que ces genres des bévues ne se répètent.
Quand à l’UNPC, elle doit se poser de sérieuses questions sur sa manière de traiter les journalistes qui sont les premiers concernés dans sa mission et objectifs.
TMB/ CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
