À la Une
Stade municipal de Bandalungwa : bientôt la reprise des travaux
Après un entretien entre le ministre ai des Sports et loisirs, Lisanga Bonganga, et le DG du Bureau central de Coordination (BCCO), Théophile Matondo, le mardi 30 avril 2019, au bureau du ministre des Sports, le patron des sports congolais avait promis de faire la descente sur le terrain pour faire l’état des lieux de ces quatre terrains municipaux construits à Kinshasa, en particulier celui de la commune de Bandalungwa.

Le stadium municipal de Bandal
Pour lier la parole à l’acte, Lisanga Bonganga s’est rendu le mercredi 01 avril dans tous ces stades municipaux de Kinshasa, en commençant par celui de Barumbu avant de chuter à celui de Bandalungwa, en passant par Matete et Delvaux.

Le stade municipal de Bandal
Après avoir fait le constat des tous les stades dont la responsabilité est confiée à la société BCCO, le ministre ai des Sports et Loisirs, le bourgmestre de la commune de Bandal, le président de la LIFKIN, Désiré Bonina, ainsi que l’élu de Bandalungwa mais aussi président de l’Assemblée provinciale, Godé Mpoy, ont visité le stade minicipal de Bandal.
Ce stade qui comprend la partie football, mais aussi celui d’un stadium qui peut servir le basketball, le volleyball et autres, comprend également les parties annexes, entre autres, les bureaux administratives, l’infirmerie et la salle polyvalente dont les grosses œuvres sont terminées et ne reste que la finition.

Le ministre des sports et sa délégation au stade municipal de Delvaux ( Ngaliema)
« Le projet s’est terminé à ce stade faute de financement. Ça fait maintenant trois ans que les travaux sont arrêtés », a expliqué le DG de BCCO, Théophile Matondo.
Pour sa part, le ministre des Sports et loisirs a promis de transmettre le rapport à ses chefs afin que ces travaux soient terminés.
« Je suis venu pour constater et palper du doigt, et je vais faire le rapport à qui de droit au gouvernement et au numéro un du pays, Félix Tshisekedi. Il tient pour l’épanouissement de la jeunesse », a déclaré Lisanga Bonganga.

Le ministre des sports et sa délégation au stade municipal de Matete
Le président de la Ligue de football de Kinshasa (LIFKIN), Désiré Bonina, espère que le ministre des Sports et loisirs ainsi que le président de l’assyemblée provinciale de Kinshasa, présents sur les lieux, puissent mener le plaidoyer pour que ces travaux finissent.
« Le développement du sport ne passe que par des infrastructures dignes de ce nom; nous éperons que les choses vont aller beaucoup plus vite afin que ces stades soient rapidement mis à la disposition de la Lifkin », a dit Désiré Bonina
Quand à lui, l’élu de Bandalungwa a lancé un message fort au chef de l’État :

L’entrée principale du stade minicipale de Bandal
« Ça tombe à point nommé parce que nous y travaillons déjà avec notre bougoumestre et le BCCO. Dieu merci, le ministre est venu. je suis convaincu que notre voix sera entendue par le chef de l’État que les habitants de Bandalungwa appellent affectueusement « Papa 100 jours ». Effectivement, en 100 jours, il a démontré des choses, nous croyons qu’il ne va pas abandonner Bandal pour que cet ouvrage soit terminé avant la fin de l’année ».
Pour rappel, les trois autres stades ont été inaugurés depuis le 2 août 2016, dans les communes de Barumbu, Matete et Ngaliema. Le stade de Barumbu porte le nom de «Paul Bonga Bonga», celui de Matete s’appelle «Jean Kembo». Le stade de Ngaliema est nommé «Jean Muntubile».
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
