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Monusco: 6700 Congolais bientôt en chômage pour cause de restriction budgétaire
La MONUSCO a annoncé depuis mardi 23 avril la fermeture incessamment de certains bureaux de sa représentation et la suppression de 6700 postes dont les 3/4 occupés par des Congolais pour cause des restrictions budgétaires.
Cela fait partie du processus éventuel lié à son retrait.
Au même moment, l’UNPOL, le Canada et la Police nationale congolaise négocient un éventuel des policiers canadiens en RDC. Ces policiers seront déployés sous le drapeau de MONUSCO/UNPOL.
L’annonce a été faite par Mahamidou Tsahirou, porte parole de l’UNPOL/ RDC.
Dans cette optique, la composante Police de la MONUSCO (UNPOL) a reçu du 15 au 17 avril 2019, une délégation de cinq experts canadiens en visite officielle en RDC.
La délégation était conduite par le général Michel Saurette de la Gendarmerie Royale et conseiller principal de Police en Afrique.
N’est ce pas une contradiction ? D’un côté on réduit les représentations et de l’autre on veut déployer les policiers.
Évaluer le terrain pour un éventuel déploiement
L’objectif de cette visite est de faire une évaluation sur le terrain pour un éventuel déploiement.
Il s’agira notamment déployer des Officiers de Police Individuels (IPOs) canadiens dans le domaine des Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) et la protection de l’enfant.
La délégation a aussi rencontré plusieurs responsables de la Police nationale congolaise (PNC).
Les Violences Sexuelles Basées sur le Genre (VSBG) et la Protection de l’enfant ont fait partie de leur entretien.
Le cadre de travail et les modalités logistiques de ce déploiement ont aussi été abordés.
Mais pour quelle finalité?
Il s’agira d’une énième déploiement des forces de la MONUSCO alors que son mandat court à sa fin.
La recrudescence de la violence à l’est de la RDC illustre une fois de plus la faiblesse de cette force internationale. Incapable de sécuriser la population civile.
2 attaques successives contre les formations sanitaires en ville de Butembo ont fait encore des victimes.
Il s’agit des attaques contre les cliniques universitaires de l’UCG vendredi après midi causant la mort d’un médecin camerounais déploré par l’OMS.
Deux autres agents locaux ont été grièvement blessés.
Une autre attaque a visée l’hôpital général de référence de katwa le samedi matin dans la quelle un milicien a été tué et deux capturés.
Ces attaques qui se sont déroulées non loin des casernes de la MONUSCO l’illustrent cette faiblesse de la MONUSCO.
Au lieu de déployer autant des forces inutiles, la MONUSCO doit faire oeuvre utile en formant des éléments locaux.
D’autres contacts cruciaux pour la délégation canadienne
Rappelons qu’à son arrivée, la délégation canadienne a été reçue par le colonel Daher Waiss, assurant l’intérim du Chef de la Composante Police MONUSCO.
Une présentation globale de la Police MONUSCO lui a été faite notamment sur son organisation, ses missions et ses réalisations.
Avec leurs arrivées, la police MONUSCO pourra bénéficier d’un appui pour contribuer à la lutte contre l’impunité des auteurs des violences Sexuelles.
Le général Michel Saurette a promis de tout mettre en œuvre pour que le déploiement se passe bien.
Les experts canadiens viendront en appui de la police MONUSCO dans les domaines ciblés.
Par ailleurs, la délégation a eu des séances de travail avec les sections substantives de la MONUSCO.
Il s’agit notamment des sections Droit de l’Homme, Protection de la Femme et Protection des Enfants.
En quittant la RDC, la délégation s’est dit très satisfaite de sa visite.
Quand aux Congolais, ils continuent à vivre dans l’insécurité sous l’œil inactif de la MONUSCO.
Chaque soir, sa police arpente les rues de grandes villes et de la campagne sans attraper même une mouche.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
