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Noyade au lac Kivu: le procureur Mawazo déplore l’absence d’un dispositif de protection au port de Goma

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Des réactions fusent de partout après la découverte de la dépouille du taximan chauffeur urbain Jean BUSHENI dont le véhicule est allé s’engloutir dans le lac alors qu’il descendait la traversée menant au port public de Goma, le lundi 22 avril dernier.

Parmi celles-ci, il y a celle du procureur de la république près le tribunal de grande instance de Goma qui assistait à la recherche des corps des victimes qui auraient péri dans cet accident ce mardi 23 avril.

Il parle d’une grande tristesse pour la population, de la corporation des chauffeurs à laquelle il appartenait, et un véritable chagrin pour toute ville touristique. « En tant qu’autorité judiciaire, je me suis rendu au lieu du drame non seulement pour constater
mais aussi apporter un soutien moral à la famille, l’accompagner pendant ces dures épreuves. Par rapport aux enquêtes que nous pouvons amorcer pour bien s’imprégner des vraies causes de cet accident, il m’est difficile de réunir tous éléments des preuves surtout que tous les occupants de la voiture seraient morts, engloutis dans les eaux du lac-Kivu. Donc, il n’y a personne que je peux interroger à ce sujet. Tout ce que nous pouvons déplorer à ce stade, c’est peut-être la sécurité sur ce tronçon routier qui n’est pas de mise. Voilà, ce sont des escarpements et il y a aucune mesure prise en ce qui concerne la sécurité des véhicules. S’il y avait quand-même un mur de soutènement, un mur de protection, peut-être, cet incident allait être évité et l’engin aurait cogné ce dispositif de protection et par conséquent, on aurait limité les dégâts », pense le magistrat Dauphin MAWAZO FUNGAMALI.

Cette autorité judiciaire rappelle que les véhicules sont des tombeaux roulants.  » Si on ne les manipule pas avec prudence, ça peut arriver à n’importe qui. Il y a même certains conducteurs des véhicules qui sont au volant avec des sachets de boisson alcoolique en main. Tout ce que je peux conseiller aux conducteurs, c’est la prudence au volant parce que l’accident peut arriver à tout le monde, ainsi qu’à moi même si je ne joue pas à la prudence », a-t-il conclu.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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