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RDC: l’absence du gouvernement devient de plus en plus pesante…

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La rencontre, ce lundi matin, entre le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, et Joseph Kabila, autorité morale du FCC, à la cité de l’UA vient sans doute lever l’équivoque sur la nomination prochaine d’un premier ministre et éventuellement la formation d’un gouvernement.

Félix-Antoine Tshisekedi, président de la République, a déjà fait trois mois et toujours sans gouvernement.

L’attente du gouvernement : un désir ardent

La mise en place du Gouvernement est devenue une obligation, voire une contrainte. Le Président risque de se tuer au travail. Dans l’attente, en attendant n’existe pas. Tout comme le hasard n’existe pas.

Pour l’instant, le président et son Dircab jouent à la fois le rôle de Dieu dans sa trinité, mais aussi des anges. Ils sont partout à la fois et nulle part ailleurs.

Imaginez depuis le lancement du programme d’urgence « 100 jours », on ne sent aucun suivi. Pourquoi?

Le président lui-même, dans les premiers jours, y a veillé comme de la bouillie sur le feu.
Puis, plus rien…

L’invisible conseiller principal en matière d’infrastructures se contentant de son bureau climatisé et de la connexion internet gratuite.

Le ministre sortant des Infrastructures, travaux publics et reconstruction ( ITPR ) s’est contenté d’une sortie en vélo à moins de 1000 mètres pour vérifier les dégâts de la pluie sur l’avenue 18 parcelles. Puis, silence radio, alors que toute son attention est focalisée sur twitter comme la majorité des Kinois d’en haut !

Le président ayant ses yeux constamment rivés sur le régalien dans ses aspects internes et externes, est plus que limité. Il n’est ni omniprésent ni omnipotent, c’est le propre de Dieu.

Un vide gouvernemental observé et observable

Lorsqu’il voyage seul, le Dircab pallie, tant soit peu, ses absences mais dès qu’il voyage à deux, c’est la catastrophe.
Le pays reste comme un parent pauvre.
Plus rien ne fonctionne…

Bruno Tshibala limitant ses désirs à organiser des funérailles ( Ndaye Mulamba, Papa Lutumba, etc.), mais aussi à organiser des tournées sans objectif officiel dans son Lemba natal, gyrophares et garde prétorienne tout azimuts.

Après son voyage au pays de Trump, Félix Tshisekedi s’en est allé en pèlerinage dans le Congo profond où sévissent insécurité, Ebola, des multiples groupes armés et des tas d’ONG inutiles.

Le choix du Katanga et du Nord-Kivu n’est pas anodin. Ces deux parties du pays « symbolisent les deux à la fois la complexité des défis à relever et les enjeux économiques, sécuritaires et géopolitiques dont la RDC est l’épicentre ».

L’annonce du grand ménage à venir au sein de l’armée.

Le Chef de l’État, entre deux audiences, impose son véto au Sankuru où le « puissant » Mende est resté nostalgique du MPR Parti-État.

Le président ne peut pas tout faire et être partout à la fois

Adossé à l’article 69 de la Constitution, qui fait de lui le garant du fonctionnement régulier des institutions, le président est partout.
Ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Même Moïse a eu besoin d’être épaulé par Josué et Caleb.

C’est bien qu’il affirme sa présidence même dans le terrain autrefois hostile comme Beni et Butembo, de changer des costumes, mais il y a des limites.

La même Loi fondamentale qui l’autorise à exercer toutes ses prérogatives, l’oblige aussi à créer les conditions pour que les autres institutions entrent en fonction.
Parmi ces institutions figurent en bonne place le gouvernement.

D’autres sont voués à mourir ou à être réformées comme le CSAC, la CENI, le CNSA, etc. Devenues obsolètes à force de l’usure du temps et de l’argent.

Malheureusement jusqu’à ce jour, l’attente devient ennuyante, voire offensante. Certaines têtes ne méritent plus d’avoir leurs places dans le journal télévisé, sauf peut-être pour la rubrique  » procès pour détournement et corruption.  »

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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