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RDC/Goma : agents et cadres de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu ont suspendu momentanément la grève

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C’est depuis le 1er avril dernier que les agents et cadres administratifs de l’organe délibérant du Nord-Kivu ont entamé un mouvement de grève. Parmi leurs revendications, ils voulaient le paiement de 108 mois litigieux de leur salaire. Ils justifient cette décision de suspension temporelle de leur grève par la prochaine cérémonie d’accueil des nouveaux élus provinciaux.

Cela est contenu dans une déclaration rendue publique ce jeudi 18 avril à Goma par ces agents et cadres administratifs de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu. Ils annoncent dans ce document, la suspension temporaire de leur mouvement de grève pour ne pas perturber les préparatifs de l’accueil des nouveaux députés provinciaux qui s’annoncent incessamment. «Après deux semaines de grève, nous ne pouvons pas affirmer que toutes nos revendications ont trouvé d’écho favorable, mais cela ne nous empêche pas d’affirmer qu’au début de notre mouvement, il y a avait une indifférence entre les autorités provinciales que nationales et le personnel administratif de l’assemblée provincial du Nord-Kivu. Aujourd’hui les autorités ont rassuré qu’ils vont faire le suivi de nos revendications, notamment des arriérés de rétrocession dus à l’Assemblée provinciale au niveau du ministère des Finances et que le dossier serait entre les mains de la direction générale de gestion de la dette publique et qui évolue normalement. Suite aux différentes démarches par la délégation syndicale des agents et le réseau congolais des personnels des parlements en vue d’une suite favorable aux revendications des agents, le gouverneur de province ad intérim s’est entretenu avec les honorables députés provinciaux le jeudi 11 avril au bureau de l’assemblée provincial et a promis un soulagement au malaise de ces agents. Aussi pour des raisons de patriotisme, on ne pouvait pas tout de même bloquer les institutions de la province, l’assemblée provinciale étant la première institution de la province, nous ne pouvons pas bloquer l’avènement de la nouvelle législature. Comme nous avons une promesse des autorités provinciales qui étaient au départ indifférentes à nos problèmes, nous faisons confiance à ces promesses là et avec l’avènement de la nouvelle législature, nous suspendons notre mouvement pour permettre l’installation des nouveaux élus provinciaux pour qu’ils s’imprègnent de nos revendications. S’ils ne le font pas, rien n’empêche que nous reprenions notre mouvement de grève un peu plus, après justement l’épuisement de toute la procédure. Enfin, on aura à évaluer pour voir si nos revendications ont été prises en compte par les nouveaux députés afin de décider de la reprise de notre grève ou carrément de sa levée définitive si nous trouvons gain de cause », a dit Jean- Fiston KAMATE WA KAMATE, l’un des grévistes et représentant du réseau congolais des personnels des parlements à l’assemblée provinciale du Nord-Kivu.

Pour rappel, ces agents et cadres administratifs de cet organe délibérant du Nord-Kivu réclamaient l’épurement des arriérés des subversions à l’assembles provincial du Nord-Kivu par l’exécutif provincial, la suite favorable de leurs arriérés auprès du ministère national des finances tel que, examiner et certifier par les experts de gestion de la dette publique.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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