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Les ressortissants du Pool à Brazzaville se retrouvent pour réfléchir sur le retour définitif des populations dans le département

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Les ressortissants du département du Pool se retrouvent le 14 avril pour discuter des problèmes inhérents à la vie de leur contrée. Initiée par la Confédération des organisations de développement du Pool que dirige Prosper Mbaloula, cette rencontre se veut citoyenne.

« Le pool est en difficulté depuis deux décennies aujourd’hui, les gens sont comme errants. Il faille que la sécurité, la paix reviennent dans le Pool », a expliqué Prosper Mbaloula.

Le thème principal c’est « La paix définitive dans le département du Pool ». Les résultats attendus de cette grande messe permettront aux populations de circuler librement, à l’abri de la peur, comme cela se passe dans les autres départements. Ils envisagent alors proposer la démarche à suivre pour sortir définitivement le département de cette situation lancinante, déplorable qui le tire à travers des esprits véreux vers le bas.

L’initiative qui vient de démarrer n’entravera en rien l’action gouvernementale qui a déjà tout organisé pour que les populations regagnent leurs localités et que les enfants renouent avec l’école.

Cependant, la CODP voudra jouer contre la montre, parce qu’il se poserait selon eux un problème de temps.
« L’accord de paix a été signé le 23 décembre 2017 nous sommes là depuis plus d’une année mais nous constatons que rien ne bouge. Le serpent quand on veut le tuer c’est un coup, un deuxième et le fatal qui doit suivre. Nous voulons un peu donner de la voix nous aussi pour faire des propositions », a confié P. Mbaloula.

Les propositions devront aboutir au retour définitif des populations dans ces localités qu’elles ont quittées. Car, à en croire Prosper Mbaloula, il n’y a jusqu’à maintenant aucun suivi effectif de l’appel du gouvernement les appelant à regagner leurs villages. La peur ayant gagné les esprits, ceux qui y retournent craigneraient pour leur vie.

« Quand ils repartent, ils ne mettent pas du temps. Il n’y a rien qui tienne. Demain n’est pas sûr pour eux », a-t-il martelé.

L’idéal, c’est d’amener tout participant à donner sa position. En terme clair, c’est de susciter un seul son de cloche ; parler d’une seule voie pour le Pool qui est le bien commun de tous les ressortissants en particulier, du Congo en général.

« Car le Pool est un maillon d’une République une et indivisible », a-t-il rappelé.

La rencontre citoyenne devra profiter à tous les enfants du département y compris les ex-combattants qui ne seraient pas dans des conditions confortables de vie.
« La CODP reste confiante quant à l’issue de cette rencontre citoyenne qui débouchera sur des propositions à l’endroit du président de la République Denis Sassou-N’Guesso qui a le devoir de sécuriser la population », a conclu l’orateur.

Achille Schillains, CONGOPROFOND.NET/Correspondant à Brazzaville

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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