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RDC: quel rôle joue l’ambassadeur américain Mike Hammer aux côtés de Félix Tshisekedi?

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Dans un moment de recueillement, le président de la République et sa femme Denise Nyakeru se déplacent vers une tombe du cimetière national d’Arlington.

Ils viennent de recevoir les honneurs militaires de la garde américaine affectée sur ce lieu solennel de l’histoire des USA.


Ici, ils ne sont qu’à trois: le couple présidentiel et l’ambassadeur des USA en RDC Mike Hammer.
Les trois vont s’incliner et se recueillir à la tombe du général Hammer, le père de Mike Hammer.

On se rend ainsi compte qui est réellement Mike Hammer auprès de Félix Tshisekedi. Les Américains n’invitent pas n’importe qui aux tombes de leurs proches. Il faut pour cela une certaine proximité et une grande intimité.

Mike Hammer dans les bagages de Félix Tshisekedi

En effet, Mike Hammer, ambassadeur des USA en RDC n’a pas été de tout repos durant le séjour du président Félix Tshisekedi aux USA.
Il l’a accompagné partout ou presque. Quelques fois, il joue au guide touristique comme au Martin Luther King mémorial.

Parfois, il fait office du « conseiller politique » du chef de l’État comme lors de la séance de travail le mercredi dernier à la chambre de commerce.

Lors de la prise de fonction du nouveau président de la RDC, se rappelle-t-on, il avait promis : “Je compte travailler avec le président Tshisekedi et le nouveau gouvernement congolais pour promouvoir la paix et la prospérité que les Congolais méritent. Comprendre les aspirations des Congolais constitue la première étape pour atteindre cet objectif”, avait-il déclaré.

Tel un prophète, il avait déjà prévu une alternance démocratique au pays.

En effet, le samedi 22 décembre 2018 alors qu’il venait de présenter ses lettres de créances à Joseph Kabila, le nouvel ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer a déclaré : « Conscients que nous sommes à un moment historique du Congo, alors que le pays se rapproche des élections qui pourraient représenter le premier transfert pacifique et démocratique du pouvoir, les États-Unis sont prêts à apporter leur soutien. Des élections crédibles et transparentes offriraient l’occasion d’ouvrir de nouvelles possibilités de coopération entre les deux pays. »

Déjà le décor était planté que Hammer travaillerait avec le président à venir. Déjà en son temps, il a travaillé dans le lobbying pour permettre à Moïse Katumbi et Félix Tshisekedi, alors opposants de rencontrer des officiels américains.

À l’époque, il a obtenu le gel des avoirs des certains membres du gouvernement congolais.
Il a aussi travaillé dans le cadre de la commission chargée d’interdire l’accès au sol américain des autorités congolaises empêtrées dans des exactions contre les manifestants pacifiques.

Une pression de plus qui a permis à ce que Kinshasa ne traine plus trop les pieds dans l’organisation des élections.

Lorsqu’il annonce la visite de Félix Tshisekedi aux USA, il affirme ceci :
 » Il est clair que le président Tshisekedi met le peuple à l’avant-plan, comme la foule le lui a demandé lors de son investiture. Les États-Unis sont tout à fait résolus à soutenir la vision d’avenir du président Tshisekedi et ses efforts visant à améliorer la vie des Congolais.
Sa visite à Washington renforcera notre partenariat basé sur des valeurs et des intérêts partagés ».

Il annonçait déjà les couleurs de son étroite relation avec le nouveau régime. Conséquence: les Congolais qui ont suivi à la loupe le premier voyage de leur président hors du continent africain, ont remarqué la présence quasi permanente du diplomate lors de ses différents déplacements. Mike Hammer a été la clé qui a ouvert les portes des USA à Félix Tshisekedi.

Qui est Mike Hammer?

Michael (Mike) A. Hammer a été confirmé au poste d’ambassadeur des États-Unis auprès de la RDC le 6 septembre 2018. Avant sa nomination, il exerçait les fonctions de premier vice-président par intérim de la National Defense University (NDU).

Auparavant, il a été commandant adjoint de la Faculté Eisenhower de la NDU et a également occupé le poste de vice-chancelier de la Faculté des affaires de sécurité internationale.

Il est un membre de carrière de la classe principale de ministre-conseiller du service diplomatique.

Mike Hammer a récemment occupé le poste d’ambassadeur des États-Unis auprès du Chili de 2014 à 2016.

Il a commencé sa carrière diplomatique en 1988.
Avant sa nomination au Chili, le diplomate a été secrétaire d’État adjoint aux Affaires publiques de mars 2012 à août 2013.
Il a également exercé les fonctions de secrétaire adjoint par intérim et de sous-secrétaire d’État principal aux Affaires publiques.

Avant de rejoindre le Bureau des affaires publiques, l’ambassadeur Hammer a travaillé à la Maison Blanche en tant qu’assistant spécial du président.

Puis il est devenu directeur principal de la presse et des communications et porte-parole du Conseil de sécurité nationale de janvier 2009 à janvier 2011.

Il a précédemment exercé les fonctions de porte-parole adjoint au Conseil de sécurité nationale de 1999 à 2000 et a occupé le poste de directeur des affaires andines de 2000 à 2001.

Les affectations de l’ambassadeur Hammer à l’étranger comprennent la Bolivie, la Norvège, l’Islande et le Danemark.
Ses autres fonctions au département d’État comprennent le Centre des opérations et le poste d’assistant spécial du sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques.

Mike Hammer a reçu plusieurs récompenses, notamment le Prix d’excellence du service public de la marine et le Prix d’honneur d’excellence du département d’État.
Il y a aussi le prix Edward R. Murrow du département d’Etat pour l’excellence en diplomatie publique et plusieurs autres prix honorifiques.

Mike Hammer a obtenu une licence auprès de la Faculté de service diplomatique de Georgetown University.
Il a également obtenu une maîtrise à la Faculté Fletcher de droit et de diplomatie de Tufts University.

Il a aussi été au National War College de la National Defense University.

L’ambassadeur Hammer a grandi en Amérique latine. Il a notamment vécu au Honduras, au Salvador, en Colombie, au Venezuela et au Brésil. Il parle l’espagnol couramment, le français et l’islandais.

L’ Ambassadeur Hammer et son épouse, Margret Bjorgulfsdottir, ont trois enfants.

 

 

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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