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Dossier « Transfert des crédits d’impôt »: Magloire Kabemba blanc comme neige !
Après avoir éclairé la lanterne de l’opinion sur l’affaire de noyade des jumeaux Fwelo grâce à des preuves apportées, le candidat gouverneur de la ville de Kinshasa, Magloire Kabemba s’est vu innocenter sur un vieux dossier sur le transfert des crédits d’impôt (DGI), que ses détracteurs ont exhumé.
Cependant, pour eux, dans un document du procureur de la République signé depuis le 07/12/ 2006, ce dossier a été classé sans suite pour faits non établis. C’est qui veut dire que l’ancien vice-ministre provincial de l’Agriculture et aussi ancien DG de la Direction générale des recettes de Kinshasa(DGRK), Magloire Kabemba, a donc droit d’accéder a une responsabilité publique en République démocratique du Congo.
Il faut savoir que sur cette affaire qui portait sur le transfert des crédits d’impôt, l’opération a été régulièrement autorisée par le ministre des Finances et mise en application par les régies financières. Plusieurs cadres des régies du ministère des Finances étaient concernés et aujourd’hui, ils occupent paisiblement différents postes publics. Il s’agit, entre autres, de Bulambo Kilisho Jean-Marie devenu par la suite député national et ministre de l’Economie, puis ministre de Pêche et Elevage. Il y aussi François Kabala qui était devenu, après ce dossier, président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Oriental; Baba Muananteba nommé actuellement par ordonnance présidentielle, Président du conseil d’administration de l’autorité de régulation de la sous-traîtance; Bavon Nsamputu devenu après député national et ministre de l’Environnement.
En tout, l’on peut dire que Magloire Kabemba jouit donc pleinement de son droit d’accéder à une responsabilité publique.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
