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RDC: 488 145 106 USD pour exécuter le programme d’urgence de F. Tshisekedi

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Le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a présenté ce samedi 2 mars 2019, à l’esplanade de l’Echangeur de la commune de Limete à Kinshasa, son programme d’urgence pour ses 100 premiers jours à la magistrature suprême.

 

En somme, informe-t-on, ce programme s’élève à 488 145 106 USD à injecter dans quelques secteurs jugés prioritaires en République Démocratique du Congo. Il s’agit notamment des projets dans les secteurs de : Route, Santé, Habitat, Éducation, Énergie (électricité et eau), Emploi, Transport et Agripel (Agriculture, Pêche et Élevage).

 

Ce programme, a indiqué en liminaire Lydie Omanga, chargée de communication à la présidence de la République, donne le rythme de la fondation que les Congolais vont bâtir et consolider durant ce quinquennat.

 

Pour sa part, Augustin Kabuya, au nom de la coalition  » Cap pour changement »( CACH), a précisé que ce programme sera exécuté sur financement de l’Etat congolais. Preuve, selon lui, qu’avec de la volonté, le pays peut accomplir des exploits. D’où son appel au peuple à s’approprier les travaux et les accompagner.

Notons qu’à la suite de cette présentation, la population congolaise est impatiente de voir une nette amélioration de ses conditions de vie durant le quinquennat du chef de l’état Félix Antoine Tshisekedi.

Tcheques Bukasa/CONGOPRODOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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