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RDC: Brussels SN relie de nouveau Kinshasa et Bruxelles 7 jours sur 7
En marge de l’accord de réactivation de la « Maison Schengen » signé ce vendredi 22 février 2019 à Kinshasa par François Beya Kasonga, Conseiller spécial de Félix Tshisekedi en matière de sécurité, et Philippe Bronchain, chargé d’affaires a.i du Royaume de Belgique, il a également été annoncé la reprise des sept vols hebdomadaires de la compagnie aérienne Brussels Airlines.
À cet effet, devant les autorités congolaises et les diplomates de l’UE, le DG de l’autorité de l’aviation civile de la RDC, Tshilumba Mpunga, a remis le document des 7 fréquences de vol à la DG de SN Bruxelles, Madame Kim.
En marge de cette reprise, SN Brussels entend améliorer la qualité de ses services en termes de confort, de changement de la flotte et du prix. Il reste des questions techniques pour matérialiser cet engagement.
Convient-il de constater que c’est l’une des conséquences de la normalisation des relations entre la RDC et l’Union Européenne, principalement la Belgique, que prône le cinquième président de la République démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi.
Pour rappel, l’Autorité de l’aviation civile de la République démocratique du Congo avait obligé la compagnie Brussels Airlines à réduire ses fréquences de vol vers Kinshasa, de sept à quatre par semaine.
« Le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie Brussels Airlines est réduit de sept à quatre à partir du lundi 5 février 2018 », indiquait le directeur général de l’autorité de l’aviation civile, Jean Tshiumba Mpunga, dans un courrier adressé à la représentante de Brussels Airlines à Kinshasa.
L’AAC justifiait sa décision par l’absence de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique.
En somme, les relations diplomatiques tendues entre la RDC sous Joseph Kabila et le royaume de Belgique ont causé des nombreux dégâts collatéraux, notamment la réduction du nombre de vols de Brussels SN. A la même époque, convient-il de rappeler, la « Maison Schengen » était fermée et les activités de l’Agence belge de développement ENABEL (Ex CTB) en RDC ont cessé.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
