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Kasaï Central/Sénatoriales et Gouvernorat : la LUCHA dit NON aux monnayages de voix

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Dans un mémorandum remis au président de l’organe délibérant du Kasaï central ce mardi 19 février, le mouvement citoyen  » Lutte pour le changement « (LUCHA) dit non aux monnayages des élections sénatoriales et des gouverneurs.

 » Se référant à l’expérience malheureuse qu’à connu le Kasaï occidental aujourd’hui démembré, avec une médiocrité profonde caractérisant les élus provinciaux de 2006, incapables de relever les défis de l’extrême pauvreté et de la lutte contre les antivaleurs,  aujourd’hui le peuple qui vous a fait confiance gratuitement dit non à toute forme de monnayage des vos voix. Ce peuple voudrait vous voir défendre ses intérêts en produisant les édits et faire un bon contrôle parlementaire pour s’assurer la bonne gestion de la chose publique », écrit la LUCHA dans ce mémo dont une copie est parvenue à CONGOPROFOND.NET.

La lucha interpelle donc les élus provinciaux de doter la province des hommes et femmes qui se dépasseront pour relever les différents défis de la province.
 »  Nous interpellons  nos députés d’effacer l’idée selon laquelle l’Assemblée provinciale est un lieu où l’on vient se faire de l’argent sale. On y  travaille que pour l’intérêt du peuple; n’écouter que la bonne voix du peuple qui vous a mandatés dans vos prises des décisions et positions; ne voter que des personnes capables de sortir le Kasaï central du trou de la médiocrité qu’il est enfermé depuis plusieurs décennies « , écrit la LUCHA.

Ce mouvement citoyen promet de s’aligner derrière le peuple en organisant des manifestations pacifiques fautes du respect de cette interpellation.
Le président de l’Assemblée provinciale, qui a reçu les militants de la Lucha à son bureau, a promis de travailler toujours avec le peuple et en suivant sa voix.

Jeff MBUYI/CONGOPROFOND.NET

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Ebola : avec un taux de létalité de 17%, le gouvernement rassure et souligne les premiers cas de guérison en RDC

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Invité du Briefing hebdomadaire coanimé avec le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, ce jeudi 4 juin 2026, le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba Mulamba, a présenté la situation sanitaire réelle de l’épidémie d’Ebola, vingt jours après l’annonce officielle de cette résurgence en République démocratique du Congo.

Selon le ministre de la Santé, 381 cas confirmés d’Ebola ont déjà été enregistrés dans le pays, avec 63 décès, soit un taux de létalité estimé à 17 %. À ce jour, sept personnes sont déclarées guéries, dont six en Ituri et une à Goma.

Le gouvernement indique que seulement trois provinces sont touchées par cette épidémie : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La province de l’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie avec près de 95 % des cas confirmés. Le Nord-Kivu compte 19 cas, tandis que le Sud-Kivu en enregistre 3.

Le Dr Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une prise en charge rapide des personnes contaminées afin de limiter les décès.

« Nous avons la possibilité de sauver les gens si les personnes contaminées rejoignent rapidement les centres de prise en charge », a-t-il déclaré.

Le ministre a également rassuré l’opinion nationale et internationale concernant les déplacements des Congolais à l’étranger, notamment dans le cadre des compétitions sportives internationales.

« Il n’y a aucune raison de fermer les frontières ou d’empêcher les joueurs et supporters congolais de participer au mondial. Ce n’est pas la nationalité qui représente un risque, mais le contact avec une personne infectée », a précisé le ministre.

Abordant la question du suivi des patients guéris, le ministre de la Santé a expliqué que le virus Ebola peut rester présent dans le sperme jusqu’à deux ans après la guérison. Pour cette raison, les survivants continuent d’être suivis médicalement afin d’éviter tout risque de transmission à leurs partenaires.

Toutefois, il a affirmé qu’une personne guérie d’Ebola ne peut pas contracter une seconde fois le même virus.

Parmi les principales mesures de riposte recommandées par les autorités sanitaires figurent le lavage régulier des mains et l’évitement de tout contact avec les personnes contaminées ou suspectées de l’être.

Glodi Bukasa

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