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RDC: Yerodia Abdoulaye Ndombasi s’est éteint ce mardi à 86 ans
Yerodia Abdoulaye Ndombasi, sénateur et ancien compagnon de Mzee Laurent Désiré Kabila, a tiré sa révérence ce mardi 19 février 2019 à l’hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa. Décès survenu à l’âge de 86 ans après une longue période de maladie.
Pour rappel, Abdoulaye Yerodia Ndombasi ou souvent Abdoulaye Yerodia (né en janvier 1933) fut un des quatre vice-présidents du gouvernement de transition de la République démocratique du Congo. Il a été désigné par le gouvernement de Kinshasa (mouvance PPRD).
Le Dr Abdoulaye Yerodia Ndombasi fut l’un des plus proches soutiens de Laurent Désiré Kabila (dont il fut ministre des Affaires étrangères) depuis la lutte pour l’indépendance à l’époque de Patrice Lumumba, au tout début des années 1960 jusqu’à l’arrivée au pouvoir à Kinshasa en 1997 après avoir défait Mobutu.
De 1997 à 1999, Yerodia Ndombasi exerce la fonction de directeur de cabinet auprès du président Laurent-Désiré Kabila. De mars 1999 à fin 2000, Yerodia Ndombasi exerce les fonctions de Ministre des Affaires Etrangères.
En 2007, Yerodia Ndombasi est élu sénateur pour le compte du PPRD.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
