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Nouveau bâtiment du Gouvernorat de Kinshasa : de l’opacité financière dans une pointe de modernité

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Le nouveau bâtiment du Gouvernorat de Kinshasa a été inauguré le lundi 11 février dernier.
C’était en présence du Gouverneur de la ville André Kimbuta et du Vice 1er Ministre en charge de l’intérieur, Henri Mova.
Il s’agissait pour André Kimbuta de léguer à son successeur un espace de travail digne de son rang.
Un moyen pour celui qui a régné pendant 12 ans à la tête de la ville de soigner son image.
Une image ternie par un bilan très mitigieux que le désormais ex Gouverneur n’a pas voulu renouveler.
Il fait partie de toutes les personnes que les habitants de Kinshasa ne veulent plus revoir en tête de leur ville.

Le soubassement d’un avis d’appel d’offre controversé

Construit sur 4 niveaux, le nouveau bâtiment est un vaste espace de travail.
Il est composé de bureaux, salons pour visiteurs et salles de réunions.
L’avis d’appel d’offre lancé en 2016, a été remporté par l’entreprise « China Overseas Engineering Group C.O ».
Le coût global des travaux s’élève à 5.927.791 dollars américains sur financement propre de l’hôtel de Ville.
Jusque là tout OK et clean, diront les anglais.
Est il que la grande question qui se pose est celle de savoir d’où est venu ce financement propre de l’hôtel de ville ?
Puisqu’au niveau de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, on ne retrouve nulle trace d’un tel projet.
Que c’est soit dans les budgets 2016, 2017 ou même 2018, rien, nada, etc.
Ce n’est pas une première en RDC de voir des infrastructures construites hors budget officiel.
L’immeuble intelligent qui a coûté plus de 40 millions de $ n’a pas été budgétisé.
Quand on se rappelle que l’entretien de son seul jardin coûte près de 9000$ chaque mois.
Et tout ça, c’est le pauvre contribuable congolais qui en pâtit.
D’autant plus qu’hormis le seul nom, l’immeuble n’a rien d’intelligent. Même les enregistrements et vérification des agents se font manuellement, de quoi susciter des interrogations.

Financement propre?

Voici un terme à la fois ambiguë et farfelu que l’on use pour ne pas susciter les moindres soupçons.
Interrogés sur le financement de ce nouveau batiment, plusieurs anciens députés provinciaux ont donné la langue au chat.
Même réaction du côté de l’hôtel de ville.
On ne mange pas la bouche pleine dit on.
Ils ont tous vu le bâtiment sortir de terre mais personne semble n’en connaitre l’origine des fonds.
L’entreprise qui a construit le bâtiment n’est pas répertorié en RDC. Elle n’a ni siège social ni représentation ici à Kinshasa.
Pas moyen donc de les interrogés non plus, ils ne parlent pas Tetela.
Ils parlent cantonnais et d’autres mandarins. Pas grand chose à tirer d’eux.
Bon Dieu, à quoi sert nos assemblées provinciales?
Elles semblent se complaire dans leur nouveau costume de caisse de résonance de l’exécutif.
Et pourtant ? Leur rôle consiste à le contrôler.
Déjà qu’en 2019, le taux d’achat d’un député provincial pour obtenir sa voix a été vu à la hausse.
Pour l’élection des sénateurs on parle de 10.000$ et celle des gouverneurs, le taux varie entre 50.000 et 100.000$.
De quoi susciter des vocations auprès de la grande masse pauvre congolaise.
Et dire qu’André Kimbuta considère son immeuble comme un cadeau qu’il offre à la ville, il y a de quoi rire.
Les 5000.000 dépensés pour sa construction équivalent à 1 mois de taxe prélevé par l’hôtel de ville au marché central de Kinshasa, dit « Zando. »
Il y avait donc, de quoi construire plus de 10 bâtiments identiques à plus de 12 ans à la tête de l’hôtel de ville.
Il n’y a donc pas de quoi rire.

À quoi ressemble le bâtiment?

Le bâtiment dispose de :
– Une cinquantaine des bureaux,équipés, sur 4 niveaux du bâtiment;
– Des couloirs et dépendances revêtus de marbre;
– Des ascenseurs pimpant neufs pour le public et le personnel.
Le Gouverneur dispose de son propre ascenseur;
– Un parking souterrain, avec une capacité d’accueil d’environ 40 véhicules;
– Une rampe d’accès véhicule pour les visiteurs de marque;
– Une salle des banquets dénommée « André Kimbuta » et qui peut accueillir jusqu’à 600 personnes.
La salle des banquets dispose d’un « couloir nuptial » qui conduit les mariés de leur loge jusqu’à la salle.
C’est sûrement une des grandes salles de la capitale Kinshasa;
– Une esplanade sur le toît et d’où l’on a une vue panoramique de la ville.
L’esplanade offre également un espace pour des réceptions et cocktails pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes;
– Tous les fauteuils dans l’immeuble sont estampillés HVK (Hôtel de Ville de Kinshasa).

Kinshasa : une ville à refaire

Certains diront qu’un tient vaut mieux que deux tu auras.
Mais doit on se contenter de ça pour béatifié un homme qui aurait pu faire mieux mais qui ne l’a pas fait?
Kimbuta a désacralisé le poste du gouverneur de Kinshasa, le réduisant à un club d’amis: Bana Kin, Fraternité kinoise, etc.
Pendant 12 ans, il s’est enrichi plus que n’importe autre kinois.
Ses enfants sont devenus les coqueluches de tous la jeunesse kinoise.
Du jour au lendemain, toute la famille est devenue entrepreneuse: salle de fête, Night clubs, import – export, fournisseur, etc.
Son successeur doit rétablir la confiance entre l’exécutif et la base.
Il doit faire entrer Kinshasa au 21e siècle.
Que des chantiers inachevés, des routes en piteux états, des poubelles non évacués, des sachets plastiques, etc.
Il y a vraiment du travail à Kinshasa, trop de travail quand même.
L’esplanade ouvert sur le toit du nouveau bâtiment permettra au nouveau gouverneur de contempler toutes ces misères.
Comme on dit chez nous: Kisalu nke nsaka vé.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné

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Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.

Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence

La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.

Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.

Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.

Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP

Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.

Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.

Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.

Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation

Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.

Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.

L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.

Les grands chantiers de la nouvelle équipe

Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.

Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.

Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.

La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.

Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé

L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.

Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.

L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.

Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.

Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.

Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC

L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.

Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.

A.B.

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