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RDC: Vers des trous dans le gouvernement Tshibala !
La chambre basse du parlement a procédé ce mercredi 13 février 2019 à la validation des pouvoirs de 485 députés nationaux en attendant les 15 autres qui seront issus des élections législatives prévues au mois de mars prochain à Yumbi, Beni-ville et Beni-Territoire.
Ceci conformément à l’article 103 de la constitution qui stipule que le député national est élu pour un mandat de cinq ans. Il est rééligible. Le mandat de député national commence à la validation des pouvoirs par l’Assemblée nationale et expire à l’installation de la nouvelle assemblée.
À cet effet, le président du bureau provisoire de la chambre basse a rappelé que les députés qui font l’objet de l’une des incompatibilités marquées dans nos textes doivent opter, dans les huit jours de la validation de mandat, entre leur mandat et les autres fonctions qu’il exerce.
« S’il opte pour son mandat, il doit aviser, par lettre dans le même délai le Bureau de l’Assemblée nationale. A défaut de se prononcer dans le délai prévu par la loi, il est présumé avoir renoncé à son mandat », avait-il précisé. Allusion faite à l’article 108 de la même constitution qui stipule que le mandat du député national est incompatible avec le mandat de sénateur et vice-versa.
Ce mandat, poursuit-il, est incompatible avec les fonctions ou les mandats de membre du gouvernement ; de membre d’une institution d’appui à la démocratie ; membre des Forces armées, de la police nationale et des services de sécurité ; magistrat, agent de carrière des services publics ; cadre politico-administratif de la territoriale ; mandataire public actif, membre des cabinets du président de la république, du premier ministre, du président du Sénat ; des membres du Gouvernement, de tout autre mandat électif.
Au regard de cette disposition et des résultats des législatives tels que publiés par la CENI, plusieurs personnalités sont visés, notamment, le président de l’UNC et colistier de l’actuel président de la République, Vital Kamerhe, devenu directeur de cabinet à la présidence.
Au niveau du gouvernement central, l’on note plusieurs ministres, notamment, Henri Mova Sakanyi VPM en charge de l’intérieur; Crispin Atama, ministre de la Défense nationale; Joseph Kokonyangi ministre de l’Urbanisme et Habitat;
She Okitundu Léonard, VPM en charge des Affaires étrangères; Papy Niango, ministre des Sports; Heva Muakasa, ministre de la Recherche scientifique; Félix Kabange, ministre de l’Aménagement du territoire; Steve Mbikayi, ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire; Jean-Lucien Bussa, ministre d’État en charge des Commerces extérieurs; Ingele Ifoto, ministre de l’Energie; José Makila VPM en charge des Transports et voies de communication; Marcel Ilunga Leu, ministre de l’Industrie; Magguy Kiala, ministre de la Jeunesse et Lambert Mende, ministre de l’Information et de la communication.
À la territoriale, l’on note des gouverneurs de province, notamment Julien Paluku au Nord Kivu, Alphonse Ngoyi Kasanji du Kasaï Oriental, André Kimbuta de Kinshasa et Richard Muyej au Lualaba.
Plusieurs observateurs attendent voir ces dirigeants respecter ces dispositions de la constitution.
Toujours est-il que cette disposition bien qu’inscrite dans la loi n’a pas été respecté dans les législatures précédentes.
Avec un tel nombre des départs en perspective, le gouvernement Tshibala déjà réputé démissionnaire, se videra de sa subsistance.
Il mourra d’une belle mort comme on dit.
La question qui se pose est celle de savoir à qui reviendra la charge de compenser ses trous dans le cas d’absence de vice ministre comme au ministère des Médias ?
L’administration prévoit à cette charge qu’il appartiendra aux secrétaires généraux d’assurer l’intérim étant donné qu’ils ont le grade le plus élevé dans l’administration.
Et encore que ces derniers à leur tour n’aient pas un mandat électif.
MUAKAMU et TMB/CONGOPROFOND.NET
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ARSP : Ted Beleshayi prend les commandes, l’heure du renouveau et des réformes ambitieuses a sonné
Le vent du renouveau souffle sur l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP). Par une série d’ordonnances présidentielles lues ce jeudi à la télévision nationale, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à un important réajustement stratégique en confiant la direction générale de cette institution clé à Ted Beleshayi. Il sera épaulé par Felly Samuna, nommé Directeur général adjoint.
Cette décision met fin au mandat de Miguel Kashal Katemb et ouvre un nouveau chapitre pour une institution appelée à jouer un rôle déterminant dans la promotion de l’entrepreneuriat national et l’émergence d’une véritable classe moyenne congolaise.

Le couronnement d’un parcours d’excellence
La nomination de Ted Beleshayi est largement perçue comme l’aboutissement d’un parcours marqué par la compétence, la discipline et la fidélité aux idéaux de son engagement politique.
Jeune cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et figure influente de la jeunesse du parti, le nouveau Directeur général incarne cette génération de dirigeants sur laquelle le Chef de l’État mise pour concrétiser sa vision de développement de la République démocratique du Congo.
Homme de terrain et de conviction, il s’est illustré par son attachement aux valeurs républicaines, à la justice sociale et à la bonne gouvernance. Son accession à la tête de l’ARSP apparaît comme un signal fort en faveur du renouvellement des élites et de la promotion des compétences nationales.
Un expert de la gouvernance financière à la tête de l’ARSP
Expert-comptable et auditeur chevronné, Ted Beleshayi présente un profil alliant expérience du secteur privé et maîtrise des rouages de l’administration publique.
Ancien cadre du cabinet KPMG entre 2011 et 2020, il a supervisé la certification des comptes de multinationales actives dans les secteurs minier, énergétique et des télécommunications. Il a également travaillé avec d’importants bailleurs internationaux, notamment la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), tout en participant à plusieurs missions d’audit stratégique pour l’État congolais.
Fondateur de BelkasGroup SAS et parfaitement anglophone, il s’est spécialisé dans la gouvernance financière, l’audit et la gestion des risques avant d’exercer comme haut fonctionnaire au sein d’un organe supérieur de contrôle rattaché à la Présidence de la République.
Le choix d’un technicien face aux défis de la régulation
Dans un contexte où la régulation économique exige davantage de rigueur et de transparence, le choix du Chef de l’État s’est porté sur un profil résolument technique.
Inspecteur des finances de formation, Ted Beleshayi apporte à l’ARSP une expertise forgée au sein des institutions de contrôle les plus exigeantes du pays. Sa maîtrise des mécanismes d’audit et de gestion des risques constitue un atout majeur pour renforcer la crédibilité de l’institution.
L’opinion publique attend désormais une gouvernance davantage orientée vers les résultats, la transparence et l’orthodoxie financière. L’ARSP dispose ainsi d’un dirigeant capable de rassurer les investisseurs tout en veillant à la protection des intérêts des entreprises congolaises.
Les grands chantiers de la nouvelle équipe
Si l’administration précédente a contribué à populariser la loi sur la sous-traitance, sa mise en œuvre a parfois été critiquée pour certaines lourdeurs administratives, un déficit de lisibilité et des tensions récurrentes avec les opérateurs économiques.
Pour réussir son mandat, la nouvelle équipe dirigeante devra relever plusieurs défis majeurs.
Le premier consistera à rationaliser les mécanismes de contrôle en privilégiant une approche fondée sur des audits systématiques, transparents et impartiaux.
La poursuite de la digitalisation des procédures devra également permettre de simplifier l’obtention des attestations d’enregistrement et de réduire les contraintes administratives qui pèsent sur les PME.
Réconcilier l’ARSP avec le secteur privé
L’une des priorités du nouveau management sera également de restaurer un dialogue constructif avec les acteurs économiques.
Dans cette perspective, un rapprochement avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) pourrait favoriser une application plus harmonieuse du cadre réglementaire de la sous-traitance.
L’objectif sera de privilégier la concertation et la confiance plutôt que les rapports de confrontation.
Par ailleurs, la réussite de la politique de sous-traitance ne devrait plus être mesurée uniquement à travers le volume financier des contrats attribués aux entreprises locales, mais également par le nombre d’emplois créés, la qualité de ces emplois et l’efficacité du transfert des compétences au profit des Congolais.
Enfin, l’opérationnalisation des mécanismes de financement entre les PME, les banques et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC) demeure un enjeu essentiel pour permettre aux entreprises nationales d’exécuter efficacement les marchés qui leur sont confiés.
Une nouvelle ère pour la sous-traitance en RDC
L’ARSP entre aujourd’hui dans une nouvelle phase de son histoire. Porté par la dynamique de la jeunesse, fort de son expérience en audit et en gouvernance financière, Ted Beleshayi dispose des atouts nécessaires pour impulser une nouvelle vision de la régulation de la sous-traitance.
Son mandat sera jugé à l’aune de sa capacité à transformer cette institution en un véritable levier de création de richesses, d’emplois et d’opportunités pour les entrepreneurs congolais, faisant ainsi de la sous-traitance un moteur durable de l’émergence économique de la République démocratique du Congo.
A.B.
