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RDC/Sud-Kivu : AFDC et UNC s’allient pour conquérir le gouvernorat !
L’AFDC et l’UNC, deux partis politiques de deux notables du Sud-Kivu, Modeste Bahati Lukwebo et Vital Kamerhe, viennent d’opter pour un combat commun pour le gouvernorat du Sud-Kivu.
C’est désormais le duo Théo Ngwabidje Kasi et Fiston Malago Kashekere, qui se présentera aux élections des gouverneurs prévues le 7 mars 2019 pour le compte de la province du Sud-Kivu.
» Notre ambition est de gouverner autrement notre province, de redonner l’espoir en étant un gouverneur qui rassemble, un gouverneur soucieux de la justice, un gouverneur pacificateur, etc. Tels sont notre unique ambition, celle d’apporter chaque jour une idée qui nous conduit au développement intégral », a souligné Théo Ngwabidje Kasi lors du dépôt de leur candidature aux postes de gouverneur et vice-gouverneur.
Cette candidature impose aux candidats Norbert Yabé de l’UNC et Jean Jacques Purusi de l’AFDC de retirer les leurs.
Au sujet des autres candidats déjà enregistrés par la CENI, il y a également Justin Bitakwira, Jean Claude Kibala Nkold, Shenila Mwanza ou encore Elie Zihindula.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
