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Gouvernorat de Tanganyika : le duel entre Christian Mwando et Zoé Kabila

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Si dans les autres provinces, le poste de gouverneur ne fait pas l’objet d’un grand enjeu, dans le gouvernorat de Tanganyika, le combat se joue entre deux pachydermes.
Il y a d’un côté Zoé Kabila, le frère cadet de l’ancien chef de l’État. De l’autre, il y a Christian Mwando, un fidèle de Moïse Katumbi.

Véritable confrontation par procuration entre Joseph Kabila et Moïse Katumbi, deux farouches ennemis.

Zoé Kabila

Est un habitué de grands challenges malgré son côté discret et taiseux. Il a fait ses armes aux côtés de son frère comme conseiller obscure. Il peut notamment surfer sur la vague de sympathie recueillie par son frère après son retrait pacifique au pouvoir.

Il faut noter aussi qu’étant du FCC, il peut compter sur la fidélité extrême des députés provinciaux de cette plateforme. Ces derniers ont obtenu la majorité des sièges à l’Assemblée provinciale du Tanganyika.

Christian Mwando

Président de l’Unadef, est un habitué du pouvoir et de ses rouages. Autrefois, ministre des Finances du Katanga, il est l’un des leaders de la plate-forme « Ensemble pour le Changement », parti politique membre de la coalition Lamuka. Il peut compter sur le soutien de Moïse Katumbi. Ce dernier joue aussi une de ses grandes cartes politiques dans cette course au gouvernorat qui lui permettra d’avoir un pied au pays une fois sa décision de regagner le pays est confirmée.

Rappelons aussi que Christian Mwando a raflé plus de la moitié des voix dans la province de Tanganyika comme député national. Il est aussi le fils de Mwando Nsimba, un des patriarches du Grand Katanga.

La CENI a prévu la tenue des élections des gouverneurs le 26 mars 2019.

TMB/CONGOPROFOND.NET

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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