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RDC/Kananga: les ex miliciens Kamuina Nsapu veulent devenir un parti politique !
Dans une lettre signée par son grand chef Kabumbu Kadafi, depuis le 29 janvier 2019, et adressée au gouverneur du Kasaï Central avec copie réservée à la MONUSCO et à l’UDPS, des ex miliciens se reclamant du mouvement KAMUINA NSAPU revendiquent être reconnus comme «mouvement politico-coutumier» et «bâtisseur de la paix.»
Outre la validation de la qualité « mouvement politico-coutumier », ils ont exprimé le besoin d’avoir un espace provincial et national du ministère; la libération des prisonniers de leur mouvement politico-coutumier sur toute l’étendue de la RDC; le ravitaillement en finance( restauration, habillement, habitation et autres) et le maintien du gouvernement actuel car, estiment-ils, «c’est grâce à lui que la paix et la stabilité ont été rétablie sur toute l’étendue du Kasaï-Central».
Il convient de rappeler que la rébellion de Kamuina Nsapu, est une rébellion en cours initiée par la milice Kamwina Nsapu contre les forces de sécurité de l’État en République démocratique du Congo, dans les provinces du Kasaï-Central, du Kasaï, du Kasaï-Oriental, du Lomami et du Sankuru. Elle a causé des milliers de morts, des déplacés de guerre et tant d’autres atrocités.
Mukwanga Mwena Nkumbi/CONGOPROFOND.NET
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Kinshasa : F. Tshisekedi confie l’assainissement de la capitale à une task force paramilitaire, aveu d’échec des autorités urbaines ?
Face à l’insalubrité chronique qui gangrène la capitale congolaise depuis plusieurs décennies, le président Félix Tshisekedi a décidé de changer radicalement d’approche. Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État a annoncé la mise en place d’une task force pluridisciplinaire chargée de l’assainissement et de la salubrité de Kinshasa, sous la conduite du lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commandant du Service national.

Des gouverneurs qui se succèdent, les mêmes problèmes qui persistent
Cette décision intervient alors que plusieurs gouverneurs se sont succédé à la tête de la ville-province de Kinshasa sans parvenir à relever durablement le défi de la salubrité. Malgré de nombreuses campagnes de nettoyage, opérations « Kin Bopeto, Kin ezobonga» et autres initiatives ponctuelles, les montagnes d’immondices, les caniveaux obstrués et les inondations récurrentes continuent de rythmer le quotidien des Kinois.
Le Président de la République a d’ailleurs lui-même reconnu « les limites persistantes des mesures actuelles », signe que les mécanismes mis en place jusqu’ici n’ont pas produit les résultats escomptés face à l’ampleur du problème.
Une task force aux missions élargies
La nouvelle structure aura pour mission de coordonner les opérations de collecte et d’évacuation des déchets, d’assurer le curage des caniveaux, de lutter contre les dépotoirs sauvages et d’imposer le respect des règles d’hygiène publique. Elle devra également mobiliser différents services de l’État et veiller à une exécution efficace des actions sur le terrain.
Placée sous l’autorité directe du Chef de l’État, cette task force bénéficiera d’un pouvoir de coordination renforcé afin de contourner les lourdeurs administratives souvent dénoncées dans la gestion de la capitale.
Le choix d’une discipline paramilitaire
L’une des principales innovations de cette initiative réside dans l’adoption d’une approche fondée sur la discipline paramilitaire. Selon Félix Tshisekedi, l’objectif est d’instaurer davantage de rigueur, de discipline, de contrôle et de suivi dans l’exécution des opérations d’assainissement.
Le recours au Service National traduit la volonté du pouvoir de privilégier une organisation structurée, avec une chaîne de commandement claire, des objectifs précis et une capacité de déploiement rapide sur l’ensemble de la ville.
Un désaveu du gouverneur de Kinshasa ?
La question se pose inévitablement. En plaçant cette structure sous son autorité directe et en confiant sa direction à un haut responsable militaire plutôt qu’aux autorités provinciales, le Président semble exprimer son insatisfaction quant aux résultats obtenus jusqu’à présent.
Sans constituer un désaveu formel du gouverneur de Kinshasa, cette décision apparaît néanmoins comme une reprise en main présidentielle d’un dossier jugé prioritaire. Elle traduit surtout la conviction que les mécanismes ordinaires de gestion urbaine n’ont pas permis de résoudre durablement le problème de l’insalubrité dans la capitale.
Une réunion de cadrage est annoncée dans les prochains jours avant le lancement effectif des opérations sur le terrain. Reste désormais à savoir si cette nouvelle stratégie, plus coercitive et centralisée, réussira là où plusieurs administrations provinciales ont échoué.
Tchèques Bukasa
