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Morts à l’UNILU: sur ordre de F. Tshisekedi, l’officier incriminé déféré devant la justice
Des heurts ont éclaté dimanche 27 janvier 2019 entre étudiants et policiers sur le campus de l’Université de Lubumbashi ayant causés des pertes en vies humaines.
À cet effet, dans un communiqué signé par son directeur de cabinet, le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, dit « apprendre avec consternation l’incident malheureux survenu ce dimanche 27 janvier 2019 à Lubumbashi à la suite des revendications légitimes des étudiants sur la desserte en eau et électricité dans leur campus universitaire, mais aussi le réajustement des frais d’études décidé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et universitaire ».
Cependant, le cabinet du Chef de l’État fait noter que selon les rapports concordants, un commissaire supérieur principal de la police nationale congolaise nommé Yaweh Bertin a ordonné de tirer sans sommation sur les étudiants alors qu’ils sortaient d’une audience avec le gouverneur de la province du Haut Katanga.
Tout en ajoutant que le bilan provisoire établi par les sources des Forces Armées font état de quatre morts dont trois étudiants et un policier, le Chef de l’État, commandant Supérieur des Forces Armées, garant de la nation, de la paix et de la sécurité, soucieux de faire respecter scrupuleusement les droits humains et les libertés publiques condamne avec force cet acte ignoble de la part d’un officier supérieur.
En attendant, l’enquête qui sera diligentée par le gouvernement, indique-t-on, une série des mesures ont été prises notamment :
– L’officier incriminé est déféré devant la justice militaire afin de subir la rigueur de la loi; la décision du Ministère de l’ESU portant réajustement des frais académiques est suspendue et enfin le ministre de l’ESU doit être entendu sur ces faits afin d’établir les responsabilités.
En outre, le président de la République appelle la population estudiantine au calme et à la retenue.
Par la même occasion, il présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes aussi bien civiles que policières.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
