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RDC: La responsabilité de l’ intellectuel(par le Prof. Patience Kabamba)
Il m’est une grande joie de vous présenter mes vœux de la nouvelle année 2019. Pour ouvrir cette année nous nous limitons à une phrase empruntée de l’intellectuel américain, Noam Chomsky, à qui nous rendons hommage à cause de son incessant appel à l’humanité de « devenir toujours plus humaine ».
La responsabilité de l’intellectuel est de toujours dire la vérité et d’exposer les mensonges et les contre-vérités.
Cette attitude doit en même temps se situer non pas nécessairement dans la compréhension éthique de la déontologie à la Kantienne où il faut absolument dire la vérité car ne pas le faire équivaudrait à détruire le fondement de la morale. Mais, il faut la situer aussi dans le courant conséquentialiste pour lequel la vérité ne peut être dite que si les conséquences de cette diction ne sont pas néfastes.
Vous êtes en 1939 entrain de prendre votre diner et soudainement quelqu’un fonce la porte de votre sale à manger et va droit dans une des chambres pour se casher de ses poursuivants. C’est un enfant juif. Quelques minutes plus tard, entre dans votre salle à manger un militaire allemand qui vous demande si vous avez vu un enfant Juif entrer dans votre maison.
Allez-vous remettre l’enfant juif aux militaires allemands car vous devez toujours dire la vérité pour ne pas détruire les fondements de la morale en mentant ? Ou allez-vous mentir pour sauver la vie de l’enfant juif ?
La première attitude est déontologique à la kantienne (– dire la vérité quelque soit les circonstances -) et la seconde attitude est conséquentialiste, (- la vérité dépend de la conséquence qu’elle produit -)
*Comment résoudre ce dilemme ?*
Pour nous, il y a des gens à qui on doit la vérité et à d’autres non. On ne doit pas la vérité à un bourreau qui va s’en servir pour faire des victimes. Par contre on doit toujours la vérité à la personne que l’on aime. Il y a des gens qui ont droit à la vérité quelles que soient les circonstances et d’autres non. Notre position est à la lisière du déontologique et du conséquentialisme.
Bonne Année 2019 et que ce Mot du weekend nous accompagne au courant de cette année qui s’annonce difficile au regard des luttes que nous auront à mener pour libérer notre pays des ceux qui veulent le prendre en otage pour leurs intérêts personnels.
LE CONGO A BESOIN DE SES INTELLECTUELS SURTOUT A CETTE JONCTION DE SON HISTOIRE OU L’ACCOUCHEMENT D’UNE ORDRE SOCIAL JUSTE EXIGE UNE CESARIENNE RADICALE !
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
