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UE/CSAC: des observateurs-analystes des élections en RDC outillés

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En partenariat avec l’Union Européenne, le Conseil supérieur de l’audivisuel et de la communication (CSAC) a organisé une session de formation et de renforcement des capacités des observateurs-analystes, du lundi 10 au samedi 15 décembre 2018 dans l’enceinte du Centre d’Etudes Pour les Actions Sociales (CEPAS) à Kinshasa/Gombe.

L’objectif de cette formation était donc question d’outiller les moniteurs provenant des différentes provinces pour être des observateurs analystes pendant la période électorale et constater les dérapages de certains médias.

Grâce à l’appui de la firme italienne « Obsservatorio de prava », cette session de 6 jours a donc permis aux agents formés d’aiguiller leurs sens d’observation surtout pendant cette période de campagne électorale, à faire des analyses sur des méthodes scientifiques, corriger des informations et faire respecter la déontologie.

 » Il est reconnu que les élections impliquent à la fois un choix informé de la part des électeurs d’une part, et que les médias jouent un rôle croissant à travers le monde dans l’information et la formation des opinions d’autre part », a fait savoir un des formateurs.

De ce fait, a-t-il poursuivi, les critères internationaux retenus pour qualifier des élections de « libres et équilibrés » ou en tous cas « acceptables » incluent un accès équitable des partis et candidats aux médias ainsi qu’une couverture impartiale et correcte du processus par les médias. Tel est le rôle que les moniteurs formés par l’union Européenne vénus des différentes Provinces auront pendant cette campagne électorale.

Prenant la parole avant de remettre les outils de travails tels que les appareils téléphoniques, les ordinateurs, les flashes-disques, les modems…, le président du CSAC a insisté sur le fait que « le monitoring appliqué aux médias est une technique d’observation scientifique basée sur l’analyse du contenu. Cela sous-entend qu’il faudrait le respect des règles mises en place, évaluer la qualité des messages, savoir comment faire l’analyse quantitative selon les provinces », a-t-il souligné.

Notons que ce programme de renforcement des capacités au monitoring avec le CSAC est une première en République démocratique du Congo.

Baby Mosha/CONGOPROFOND.NET

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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