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Congolais arrivés d’Angola : plus de 40.000 enfants ciblés par une campagne de vaccination préventive contre la rougeole
Un mois après avoir mis en place des cliniques mobiles dans la zone de santé de Kamonia (province du Kasaï), Médecins Sans Frontières (MSF) étend son soutien aux ressortissants congolais arrivés d’Angola et à la population locale à travers une campagne de vaccination préventive contre la rougeole visant les enfants de 6 à 59 mois.
Dans un communiqué de presse parvenu, ce jeudi 13 décembre 2018 à la redaction de CONGOPROFOND.NET, cette orgnisation indique que vu le degré de vulnérabilité des populations présentes dans la région, elle a décidé de lancer une campagne de vaccination contre la rougeole visant plus de 42.550 enfants, soit 95% de la cible et ce, afin de prévenir la propagation de la maladie et d’éviter des décès. « La première phase de la campagne de vaccination a eu lieu du 29 novembre au 5 décembre et a déjà permis à nos équipes de vacciner près de 20.200 enfants. La deuxième phase de cette vaccination est en cours », explique Joel Nyimi-Nyimi, Responsable de l’intervention pour MSF.
Du 30 octobre au 11 décembre 2018, MSF a également assuré des cliniques mobiles offrant des soins de santé primaires aux Congolais retournés d’Angola et aux autochtones dans la Zone de Santé de Kamonia. « En collaboration avec le Ministère de la Santé, nos équipes ont réalisé plus de 11.000 consultations. Les patients présentant des pathologies aigües simples étaient soignés directement tandis que les cas compliqués étaient stabilisés puis référés vers le Centre de Santé de Référence de Kamako, auquel nous avons également fait des donations de médicaments et matériel de soins », souligne Joel Nyimi-Nyimi.
Actuellement, Kamako reste un lieu de transit important pour les ressortissants congolais en provenance d’Angola. Même si la moyenne des arrivées est en constante diminution depuis plusieurs semaines, des centaines de personnes continuent de traverser la frontière chaque jour. « On suit la situation de près à travers le travail de nos équipes qui sont en première ligne auprès des patients. Beaucoup d’entre eux arrivent extrêmement fatigués suite au long chemin qu’ils ont parcouru », note Sophie Sabatier, Coordinatrice du Pool d’Urgences de MSF au Congo.
« Nous sommes particulièrement touchés par l’état de vulnérabilité des personnes que nous voyons arriver ces dernières semaines, dont plusieurs nous ont raconté avoir subi des violences sur la route. La situation des réfugiés, qui ont fui le conflit du Kasaï en 2016-2017, est également préoccupante. Forcés de revenir dans cette région où ils ont tout perdu – des membres de leurs familles, leurs maisons, toute source de revenus économiques –, ils se retrouvent bloqués à la frontière tentant de survivre au jour le jour, en logeant dans des abris de fortune ou chez des familles d’accueil », raconte Sophie Sabatier.
Les équipes de MSF continuent à surveiller attentivement la situation sanitaire et humanitaire dans les Zones de Santé frontalières avec l’Angola, et particulièrement dans les provinces du Kasaï, de Kwango et Lualaba.
Les équipes de réponse aux urgences de MSF assurent une veille et détection précoce des alertes sanitaires et humanitaires, et se tiennent prêtes à répondre rapidement sur l’ensemble du territoire congolais. L’organisation médicale intervient en appui au Ministère de la Santé en offrant des soins médicaux aux victimes de conflits et de violence, aux personnes déplacées ou encore à celles souffrant d’épidémies comme le choléra, la rougeole, et le VIH/SIDA. MSF a aussi été en première ligne dans la riposte aux épidémies d’Ebola qui ont touché le pays au cours de ces dernières décennies.
MSF est présente dans la région du Kasaï (provinces du Kasaï et Kasaï Central) depuis mai 2017, pour apporter des soins d’urgence gratuits aux populations touchées par la crise, notamment les victimes de violence.
CONGOPROFOND.NET
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Presse francophone mondiale : La Congolaise Marianne Mujing Yav décroche un poste historique à l’UPF
Une nouvelle page s’écrit pour la presse congolaise sur la scène internationale. La journaliste congolaise Marianne Mujing Yav a été élue, vendredi 29 mai 2026, au poste de secrétaire générale de l’Union Internationale de la Presse Francophone (UPF), à l’issue d’un scrutin qui marque un tournant majeur pour la représentation de la République démocratique du Congo au sein des grandes instances médiatiques francophones.
Avec 35 voix obtenues, elle devient la première femme congolaise à accéder à cette fonction stratégique au sein de cette organisation qui rassemble des journalistes, éditeurs et professionnels des médias issus de l’espace francophone mondial.

Une victoire qui honore la RDC
L’élection de Marianne Mujing Yav constitue bien plus qu’un succès personnel. Elle symbolise la montée en puissance de la presse congolaise dans les espaces internationaux de décision et de réflexion sur l’avenir du journalisme francophone.
Dans un contexte où les médias sont confrontés à de nombreux défis ( transformation numérique, désinformation, sécurité des journalistes et défense de la liberté de la presse ), la présence d’une Congolaise à un poste aussi influent est perçue comme une reconnaissance du dynamisme et du professionnalisme des acteurs des médias de la RDC.
Cette élection renforce également la visibilité du pays au sein de la francophonie médiatique, offrant à la RDC une voix plus forte dans les débats qui façonnent l’avenir de l’information à l’échelle internationale.
Zoom sur Marianne Mujing Yav
Figure respectée du paysage médiatique congolais, Marianne Mujing Yav s’est progressivement imposée comme l’une des personnalités les plus engagées dans la promotion du journalisme professionnel et de la coopération entre médias francophones.
Au fil des années, elle a développé une solide expérience dans le secteur de l’information et dans les réseaux professionnels de la presse, ce qui lui a permis de tisser des liens avec plusieurs organisations internationales œuvrant pour le renforcement des médias et la défense des valeurs de la francophonie.
Membre du Comité national de la presse congolaise ( UNPC), son élection à la tête du secrétariat général de l’UPF traduit la confiance placée en son leadership, sa capacité de rassemblement et sa vision pour une presse francophone moderne, indépendante et adaptée aux mutations du monde numérique.
Un symbole fort pour les femmes des médias
L’accession de Marianne Mujing Yav à cette haute responsabilité revêt également une portée symbolique importante pour les femmes journalistes de la RDC et d’Afrique.
Dans un secteur encore marqué par des défis liés à la représentativité féminine dans les postes de direction, cette élection envoie un signal fort sur la place croissante des femmes dans la gouvernance des médias et des organisations professionnelles internationales.
En tant que secrétaire générale de l’UPF, Marianne Mujing Yav sera appelée à contribuer à la coordination des activités de l’organisation, au renforcement de la coopération entre ses différentes sections nationales et à la promotion des valeurs qui fondent la presse francophone.
Son mandat s’annonce déterminant à un moment où le journalisme doit relever des enjeux majeurs liés à la crédibilité de l’information, à l’intelligence artificielle, à la transition numérique et à la protection des professionnels des médias.
Par cette élection historique, la RDC inscrit son nom dans les annales de la presse francophone mondiale et voit l’une de ses filles accéder à l’un des postes les plus prestigieux du secteur. Une consécration qui honore à la fois Marianne Mujing Yav, la profession journalistique congolaise et l’ensemble du pays.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
