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CAF-C2/Finale aller Raja-V.Club: le compte à rebours a commencé
Plus 24 heures avant la finale tant attendue par le public rajaoui et vclubien.
Ce dimanche 15 novembre 2018 à Casablanca au Maroc, l’ambiance sera à son comble, chaque camp espérant tirer le meilleur profit dans cette rencontre qui se tiendra à cinquante Kilomètres de Casablanca, dans la ville de Brizinica. Ce club marocain, convient-il de rappeler, a pour un des piliers un ancien sociétaire de l’AS V.Club, Lema Mabidi, qui retrouve à nouveau une finale des coupes africaines après celle manquée en 2014 avec son adversaire du dimanche.

Joint au téléphone par le Desk Sport de CONGOPROFOND.NET, Chikito Lema fait part de l’état d’esprit de l’équipe.
« L’équipe va bien, le moral est au zénith. Jusque-là l’infirmerie est vide. Tous les joueurs sont prêts pour affronter l’AS V.Club dimanche et déjà être en bonne position pour finalement valider notre coupe à Kinshasa le 02 décembre prochain. C’est vrai que c’est un match difficile contrairement à tous ceux qui pensent que c’est facile tant pour Raja que pour Vita. Nous allons nous battre pour l’emporter », a-t-il dit.

Cependant, dans le camp des « Moscovites », il y a de la détermination en dépit de la rage de 2014 après cette finale perdue avec honneur, sans perdre sur le terrain. « Tout le public Kinois n’attend que cette coupe, et nous allons la ramener à Kinshasa pour l’honneur de tous les Vclubiens », a dit, le capitaine de l’AS VClub, Nelson Munganga.
Signalons que l’équipe de l’AS VClub à ce jour est au complet, après une légère blessure aux adducteurs du défenseur central Padou Bompunga, touché à l’entraînement du mardi 20 novembre dernier. Situation récupérable pour cette finale aller, selon le médecin du club Vert et Noir de la capitale congolaise, Mathieu Matusimwa.
Jean-Eude’s Miense/CONGOPROND.NET
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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa
Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.
Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté
Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.
Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.
Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :
« Toli Kolumpe »
« Kin Kiesse »
« Solomo »
« Nandimi te Nakotika te »
« Kazo »
« Masela »
« Kabobo »
« Mena »
« Reviens Hyppau »
À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.
« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
