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RDC : le CNSA recommande aux acteurs politiques de s’organiser pour la surveillance électorale

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Après avoir consulté les différents acteurs politiques et parties prenantes au processus électoral, le Conseil national de suivi de l’accord ( CNSA), sous la direction de son président Joseph Olenghankoyi Mukundji, a recommandé ce mercredi 21 novembre 2018 à Kinshasa, aux acteurs politiques engagés dans le processus électoral de s’organiser pour la surveillance du processus en vue de la tenue des élections transparentes.

Au conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) de veiller à l’égalité d’accès aux médias publics à tous les candidats présidents de la République, tel que prévu au chapitre IV.7 alinéa 6 de l’accord de la Saint Sylvestre.

Au gouvernement de la République, d’aller jusqu’au bout de la libération des prisonniers politiques, d’opinions et amnistiés ainsi que les jeunes des mouvements citoyens arrêtés en vue de décrisper le climat politique, conformément à l’accord politique du 31 décembre 2018 au chapitre V de l’accord de la Saint Sylvestre.

Aux candidats, le CNSA leur demande de se comporter en digne fils et filles du pays en battant campagne avec les projets de sociétés et non sur les attaques personnelles et privilégier des valeurs républicaines.

Par la même occasion, le CNSA appelle tout le peuple congolais à se mobiliser pour les élections du 23 décembre 2018 et à ne pas céder aux tentatives de report des scrutins et aux acteurs politiques impliqués dans le processus électoral, aux partis politiques et aux militants de se préparer et de mobiliser leurs bases pour les élections à la date du 23 décembre 2018.

Par ailleurs, le CNSA encourage la Commission électorale nationale indépendante à poursuivre le dialogue avec les acteurs sociopolitiques à travers un cadre de concertation technique, s’agissant du fichier électoral, le CNSA recommande à la CENI d’appliquer les recommandations de l’organisation internationale de la Francophonie.

Se référant à l’article 110 de la loi électorale relatif aux privilèges accordés aux candidats présidents de la République pendant la période pré électorale et électorale, le CNSA demande au gouvernement d’assurer un traitement égal et équitable à tous les candidats présidents de la République en ce qui concerne leur sécurité sur le territoire national, la liberté des manifestations publiques et la prise en charge et le déplacement des policiers commis pour leur sécurité.

MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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