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RDC/Beni: la situation sécuritaire plus que jamais explosive avec la résistance des ADF
A exactement un mois des élections attendues libres et démocratiques en République Démocratique du Congo, la situation sécuritaire semble de plus en plus explosive dans la région du Kivu, en particulier au Nord-Kivu, plus précisément à Beni. Il ne se passe pas un week-end sans que les rebelles ougandais de l’ADF (Allied Democratic Forces) s’illustrent par des carnages et tueries des populations civiles habitant la ville de Beni et ses environs, sans que l’on puisse comprendre les véritables motivations de ces attaques.
Alors qu’en date du 13 novembre 2018, les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et la force dintervention des Nations Unies avaient lancé une vaste offensive contre les rebelles Ougandais de l’ADF pour les déloger de leur bastion et d’y mettre fin à leurs activités dans le territoire de Beni, il s’est dégagé par contre que ces rebelles opposaient une forte résistance à cette offensive. Ainsi, un jour après le lancement de cette offensive, 7 casques blues ont perdu la vie durant les affrontements contre ces rebelles ADF dans la forêt de Mayangose, dans le territoire de Beni.

Comme sil n’en suffisait pas, ces même rebelles, en dépit de cette offensive conjointe de l’armée congolaise et de la force onusienne, se sont même permis d’attaquer, le samedi 17 novembre 2018, le centre ville de Beni et en même temps une des bases des forces d’interventions de l’ONU occupée par des contingents malawites. 3 civils ont été tués durant ce raid et des nombreux dégâts matériels ont été recensés, étant donné que ces rebelles durant leur retraite avaient brulé certaines maisons d’habitations et des voitures des particuliers.
Au vue de ces attaques récurrentes et de cette résistance farouche opposée à cette offensive conjointe, il y a lieu de s’interroger sur le ravitaillement et l’organisation de ces rebelles Ougandais.

La population réunie au tour de quelques corps des victimes de massacre à Païda-Talyata
Ainsi, l’on se poserait clairement la question de savoir qui fourni des armes à ces rebelles ADF ? Doù tirent-ils cette force capable de résister à l’offensive conjointe de l’armée congolaise et de la Brigade d’intervention de l’ONU ? Comment comprendre cette audace ou cette assurance de ces rebelles ADF de s’attaquer directement à une base de l’ONU alors qu’ils font l’objet dune offensive ?
A la lumière de ces questions, l’on comprendrait que cette situation des tueries récurrentes dans la région de Beni mérite de requérir une attention particulière de la part de la communauté internationale au regard des implications multiples constatées dans l’organisation de ce mouvement rebelle ougandais sur le sol congolais. Le Gouvernement doit, au-delà des efforts de l’armée congolaise déradiquer ce mouvement rebelle, impliquer les Etats de la CIRGL dans la résolution de ce conflit puisqu’il sagit aussi de leur responsabilité au regard des origines de ces rebelles.
Ces attaques récurrentes des rebelles ADF contre les civils observées ces derniers temps presque tout les week-ends, risquent de compromettre la bonne tenue des élections dans cette région de Beni.

Plusieurs villages et cités du territoire de Beni sont entrain de se vider de leur population par peur de ces rebelles ADF. Ainsi plusieurs familles quittent Beni pour se rendre dans la province voisine de l’Ituri, soit dans le territoire de Rutshuru ou dans la ville de Butembo pour essayer de se mettre à l’abri de l’insécurité. De ce fait, ce déplacement massif de la population risquerait dimpacter négativement sur la bonne organisation des élections dans cette partie de la République Démocratique du Congo.
Joseph SEKABO Journaliste indépendant et activiste des droits de l’Homme
Nairobi/ Kenya
CONGOPROFOND.NET
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Haut-Katanga : L’Institut Ntetema sacré champion d’INTELLECT QUIZ et qualifié pour la finale nationale à Kinshasa
Après 2 semaines d’intenses joutes intellectuelles entre plusieurs établissements scolaires de Lubumbashi et de Kipushi, la deuxième édition d’INTELLECT QUIZ dans la province du Haut-Katanga a connu son épilogue ce mercredi 3 juin au Bureau Wallonie-Bruxelles de Lubumbashi.
Organisée par le Centre d’Appui Scolaire pour la Formation de l’Élite du Congo (CASFEC), cette compétition éducative de questions-réponses a réuni les meilleurs élèves de la province autour des valeurs d’excellence, de culture générale et d’émulation intellectuelle.

Une finale à sens unique
Au terme d’une finale très attendue, l’Institut Ntetema de Lubumbashi s’est imposé avec autorité face à l’Institut Mukoma 1 de Kipushi sur le score sans appel de 185 points contre 65, décrochant ainsi le titre de champion provincial du Haut-Katanga.
Cette victoire ouvre à l’Institut Ntetema les portes de la grande finale nationale d’INTELLECT QUIZ, prévue du 27 au 30 juin prochains à Kinshasa, où les champions des différentes provinces du pays s’affronteront pour le prestigieux titre national.
Une jeunesse congolaise riche en talents
Prenant la parole à l’issue de la compétition, Metouschélah Yubu, responsable du CASFEC, a salué la qualité des prestations offertes par les participants tout au long du tournoi.
« Cette compétition démontre que la jeunesse congolaise regorge d’intelligence, de talent et de potentiel. Pendant deux semaines, nous avons assisté à des performances remarquables de la part des élèves venus de Lubumbashi et de Kipushi. Notre mission est de promouvoir l’excellence académique et de préparer une élite capable de contribuer au développement de notre pays. Nous félicitons l’Institut Ntetema pour son sacre et lui souhaitons plein succès pour la finale nationale à Kinshasa », a-t-il déclaré.
INTELLECT QUIZ, une école de leadership
Pour sa part, Geraldie Lombo, président de la structure organisatrice, a rappelé que cette initiative dépasse le simple cadre d’une compétition scolaire.
« INTELLECT QUIZ est bien plus qu’un concours de connaissances. C’est une véritable école de leadership, de discipline et de dépassement de soi. Nous sommes heureux de voir des jeunes passionnés par le savoir et prêts à relever les défis intellectuels de demain. »
Il a également exprimé sa gratitude envers les établissements participants, les partenaires ainsi que le Bureau Wallonie-Bruxelles pour leur contribution à la réussite de cette édition.
Hommage aux partenaires
Les organisateurs ont adressé leurs remerciements à l’ensemble des partenaires ayant soutenu cette initiative, notamment Barbara Kanam, Directrice générale du Fonds de Promotion Culturelle, ainsi que Yolande Elebe, pour leur accompagnement et leur engagement en faveur de la promotion de l’éducation, de la culture et de l’excellence au sein de la jeunesse congolaise.
Avec ce sacre provincial, l’Institut Ntetema portera désormais les couleurs du Haut-Katanga à Kinshasa, avec l’ambition de décrocher le titre national et de confirmer la vitalité intellectuelle de la jeunesse congolaise.
Tchèques Bukasa/CongoProfond.net
